Vue lecture

Le Goût de vivre : une réflexion sur l’âme et la société

Ce nouveau livre de Pierre Perrin compile chroniques, nouvelles, articles et Journal. La table des chapitres est éloquente : Qu’est-ce que vivre ? Le point d’amour – La maladie humaine – La politique organise une société – Libérons les esprits – Le sacré, la religion – Vivre s’apprend pas à pas – Qu’est-ce que la culture ?  - Dissipation du goût – Littérature en sachet – L’exactitude en lambeaux – Seul le silence aide à tenir parole – Qu’opposer à des crécelles ? Ce qu’il nous reste d’âme. Chacun de ces titres, magnifiques, pourrait constituer un titre de roman. 

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L’exil de la pensée : un voyage vers l'écriture

C’est un beau titre, L’exil de la pensée. Le sous-titre l’est encore plus : « Livre – vie ». Je n’ai jamais lu ça ailleurs. Ce recueil d’aphorismes, de variations et de maximes est un vagabondage érudit sur les terres de la littérature, de la philosophie et de la musique, tout ceci est mêlé et entremêlé. 

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Patrice Duhamel révèle la zone d'ombre de Mitterrand

Patrice Duhamel raconte l’histoire d’une photographie qui aurait pu changer le destin de la France. Pierre Péan s’était emparé de ce cliché en 1994 pour Une jeunesse française (Fayard) dans laquelle il est permis de lire François Mitterrand. En août 1994, d’après une archive télévisuelle diffusée dans C à vous, Péan confiait que Mitterrand « adhère complètement au maréchal et à la révolution nationale » dans un premier temps. « On peut dire qu’il est pétainiste à deux exceptions près », ajoute-t-il : « Il est antiallemand et il n’est pas antisémite. »

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L’affaire Faldès, ou la fabrique d’une injustice

Frédéric Vitoux compose avec son dernier livre un récit historique à partir de ce fait divers/mythe judicaire que fut l’affaire de ce procureur Fualdès assassiné sauvagement à l’arme blanche dans la nuit du 18 au 20 mars 1817. Avec le romantisme revisité en feedback, l’écrivain académicien réhabilite l’éminent Henri de Latouche, « sténographe parisien » figure oubliée de l’histoire littéraire.

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Une quête universelle de la liberté

Récompensé par plusieurs prix littéraires depuis sa parution, dont les Prix Jean Freustié 2025, Prix Blù Jean-Marc Roberts 2024,  Prix Fémina des Lycéens 2024 – ce troisième roman de Gabriella Zalapi raconte un père et sa petite fille en cavale dans l'Italie du début des années 80. Un récit tragique aux vrais-faux airs d’école buissonnière qui interroge en vérité les bouleversements familiaux et politiques de l’Italie des années 80, en mutation. L’aspect écorché vif, fragmenté et mouvant du texte le rapproche d’une ode à la liberté et à l’émancipation. 

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Christophe Paviot et le spleen californien

Après Assis au bord du silence, le dernier roman de Christophe Paviot Les anges aussi connaissent le spleen (Éditions du Rocher), raconte l'histoire violente de Joyce, une jeune fille de 15 ans, en 1975 à Los Angeles. L’adolescente se meut et se débat dans une famille désunie, désarticulée. Passionnée de skate, passe ses journées avec sa bande d'amis sur l'asphalte, loin de sa famille en perdition..

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Carnes : Rut de décroffrage

« Carnes » est glauque et il est presque roman noir. C’est un tableau caravagesque au réalisme édifiant. Cru. Un texte intense érotico-pornographique qui fracasse et percute parce qu’il raconte, entre autres, la souillure de femmes crucifiées par les viols qu’elles ont subis et/ou les agressions sexuelles. Mais pas que.

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L'origine du mal absolu

Ravivant le souvenir d’un des procès historiques les plus importants de notre histoire contemporaine, Le procès Mein Kampf d’Harold Cobert est un livre remarquable, captivant, fascinant, qui se lit d’un trait. La description des personnages tous plus charismatiques les uns que les autres est très étoffée. Un souffle et un lyrisme indéniables emportent ce récit de bout en bout.

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Christine Angot : immersion dans les sphères parisiennes

J’aime de plus en plus Christine Angot, la femme, et j’aime de plus en plus les livres de l’écrivain. J’aime son attitude. Sa distance puis son implication en tout. Son style. J’aime sa véracité, son authenticité, sa vérité, sa liberté. Cette façon bien à elle de déjouer les plans pour faire les choses à son image, comme elle l’entend.

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Les feux de l'amour, roman-photo

Ta Promesse vient d’obtenir le Prix RTL-Lire 2025…Tout ça pour ça, vraiment ? Voici une histoire d’amour tendue et légèrement racoleuse dont on comprend très vite qu’elle s’est clôt dans la violence. Le roman propose au lecteur de prendre connaissance au fil de l’eau des témoignages des proches des deux protagonistes Claire et Gilles.

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Mireille Clapot revisite la riche histoire du Liban

Le nouveau roman de Mireille Clapot est un très joli texte choral qui nous plonge au cœur du Loup-sentier au Liban et de son histoire humaniste et historique. On y suit le parcours de Michel accompagnateur de groupe, en charge de cinq adolescents libanais, tous très différents les uns des autres, et de souche sociale également opposée. 

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Un homme seul, de Frédéric Beigbeder : Rosebud – La Sonate 16 de Mozart

De livre en livre, Frédéric Beigbeder se surpasse. Plus il écrit, plus il se parfait. Ce nouveau roman de non-fiction, Un homme seul (Grasset), est stupéfiant. Saisissant. Exceptionnel. Exceptionnel car dense, touffu, intense, audacieux, protéiforme, passionnant, émouvant, sensible, très stylé. Beigbeder mène l’enquête et fait mouche ! L’étude et la recherche sur ce père complexe méritent tout notre respect !

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On est le mauvais garçon qu’on peut de Nicolas Fargues

Ce livre aurait — paraît-il — pu s’appeler Carnet de Santé ! C’eût été drôle ! Durant sept mois, Nicolas Fargues a animé des ateliers d’écriture à la prison de la Santé. Cet ouvrage est le recueil de ces notes rapportées de cet environnement opaque. À la fois éparses et construites, elles sont fragments entrecoupés de phrases ou d’extraits en italique écrits par les détenus.

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La poésie de Sarah Mostrel, chemin vers le rêve et la lumière

Sarah Mostrel fait paraître en cette rentrée 2024 un nouveau recueil de poésie dont le titre est inspiré du gris de Payne, très utilisé en aquarelle. Maggy de Coster a écrit la préface. Elle écrit qu’« associer le gris à la peine c’est mettre l’accent sur l’intensité et l’immensité de cette dernière ». Elle poursuit : « Sarah Mostrel évoque l’insoutenable douleur qui érode son cœur quand l’inacceptable lui tombe comme un couperet. »

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Du dysfonctionnement

Martial Cavatz a écrit un premier roman prometteur. Rien d’étonnant à ce que ce premier opus fasse parler de lui. Les caractériels est un roman d’apprentissage abouti. C’est un texte touchant et valeureux au sens le plus noble du terme. Il est sans concession sur la classe populaire et le handicap. Il est pourvu d’une rébellion propre au narrateur, ce qui en fait un texte passionné.

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