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Reçu avant avant-hier

Des Châteaux qui brûlent, d’Arno Bertina : les trois corps de l’être (et le jardin d’Éden)

Désespérés, les salariés d’un abattoir de volailles séquestrent un secrétaire d’État à Châteaulin, sous la présidence de François Hollande. Leur entreprise, La Générale Armoricaine, doit fermer, aucun repreneur ne pouvant sauver les milliers d’emplois concernés.

J’écris L’Iliade, de Pierre Michon : la littérature et le Mal

Rhapsodique, picaresque, oral, oratoire et nerveux, le dernier livre de Pierre Michon, J’écris l’Iliade (Gallimard, 2025), revient doublement à l’origine du monde, en songeant à la Bible et à Gustave Courbet : au verbe, qui tisse les destinées à défaut d’engendrer les faits qui les fondent, et au sexe, les deux étant liés au désir, capital.

Guylian Dai : accoucher du monde (en littérature)

Dans l’absolu, Souvenirs de la maison de l’aube, de Guylian Dai, publié aux éditions Fables fertiles le 11 mars 2025, peut être lu comme un roman, ou, mieux encore, comme une longue nouvelle dotée d’un prologue et d’un épilogue. Mais, au fond, il s’agit davantage d’un récit heuristique qui découvre sa vérité dans l’acte où il s’écrit, à la croisée de deux genres littéraires qu’il invoque : le théâtre et la poésie.

Les Heures claires, d’Alexandre Million : jeux d’airs harmoniques

D’un point de vue générique, il y a des airs de Montaigne dans Les Heures claires, parues en 2022 aux éditions Murmures des soirs. La plume saute et gambade, coupe court aux discours savants pour atteindre au cœur d’impressions souvenues librement.

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