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Là où le temps et la glace sont les seuls maîtres : aux sources de l’épopée arctique

Avec Là où le temps et la glace sont les seuls maîtres, Hubert Sagnières ne signe pas seulement un beau livre : il propose une enquête minutieuse et érudite sur un siècle d’explorations arctiques, entre 1818 et 1876, à une époque où la quête du passage du Nord-Ouest enflammait les imaginaires et mobilisait des moyens considérables.

Derrière la porte : secrets, monstres et culpabilité d'adultes

29 septembre 2025 à 15:45

Imaginez un enfant qui chuchote qu’un monstre vit dans le placard — et des adultes qui refusent d’entendre. C’est exactement sur ce fil — ténu, fragilisé — que se tient Derrière la porte (trad. Maxime Le Dain), comic de James Tynion IV et dessinée par Gavin Fullerton, annoncée pour le 3 octobre 2025 chez Urban Comics.

Le Pen, Bardella et l’immigration : pourquoi la “grande bataille” n’aura pas lieu

29 septembre 2025 à 10:49

Le Rassemblement national prospère depuis cinquante ans sur une promesse martiale – « mener enfin la grande bataille contre l’immigration » – mais cette guerre-là n’existera jamais. Ni grande, ni vraiment contre l’immigration, ni même une bataille. Une illusion électorale, rien de plus. Que déconstruit Olivier Wickers dans son livre, La menace fantôme. 

L’ordre des choses, un récit intime et politique sur la fin de vie

29 septembre 2025 à 09:30

Comment dire l’effondrement sans céder ni au pathos ni à la froide distance ? Marion Muller-Colard signe un texte qui échappe aux catégories : ni roman, ni essai, ni pur journal de deuil. L’ordre des choses, c’est un récit hybride où l’intime se frotte à la morale publique, où les secousses privées rejoignent les grands débats éthiques. 

L’Attachée de presse : un roman glaçant sur l’amour comme aliénation

26 septembre 2025 à 12:14

Dans son nouveau roman L’Attachée de presse, Philippe B. Grimbert raconte une relation amoureuse placée sous le signe de la dépendance, du fantasme et de la perte de repères. À travers la figure énigmatique de Charlène Weber, professionnelle de l’ombre chargée de promouvoir des écrivains, le narrateur — critique littéraire dans un hebdomadaire culturel — déroule le fil d’une passion qui vire peu à peu à l’aliénation.

André Breton et Julien Gracq : une amitié littéraire hors norme

25 septembre 2025 à 11:40

Deux figures historiques de la littérature, conversant l’une avec l’autre : Breton, l’aîné d’une quinzaine d’années, fondateur du surréalisme. Gracq, jeune poète qui refusera en 1951 le Prix Goncourt attribué au Rivage des Syrtes… Dès 1939, ils entamèrent une correspondance qui reviendra plus vivace à la Libération. « Ensemble », mais « séparément » comme l’écrivit Breton…

Je est un autre - Un voyage avec Rimbaud :

À 20 ans Arthur Rimbaud arrête définitivement la poésie et s'en va se perdre sur les chemins d'Afrique. Alessandra part sur ses traces pour nous livrer le carnet de route que le poète maudit n'a jamais dessiné. Une belle invitation au voyage où les peintures font écho aux vers du poète.

Naufrage(s) : L’île, le vent et les larmes du siècle

24 septembre 2025 à 10:34

À l’écart des récits balisés, Naufrage(s) de Michèle Lesbre s’avance comme une dérive intime et lucide. Ni fiction ni mémoires, ce texte inclassable épouse les vents de l’île de Sein pour mieux sonder ceux qui secouent notre époque. Un chant personnel, éperdu, où le politique et le poétique se nouent sans effets de manche.

Même l’hiver a des airs de caresse : éphéméride d’un cœur adolescent

24 septembre 2025 à 10:24

À première vue, on pourrait croire à un recueil destiné à faire joli sur une table basse. Un “calendrier de l’avent” en 25 textes, saupoudré de Noël, de flocons et de guirlandes… Erreur. Ce petit livre en apparence discret recèle une force douce mais constante, comme une braise sous la neige. Et il n’a rien de décoratif.

La sororité des Amazones mise à l’épreuve : Wonder Woman et Harley Quinn

23 septembre 2025 à 11:46

L’histoire débute sur Thémiscyra, l’île des Amazones, dans un climat de paix apparente. Mais cette sérénité est fissurée par un événement troublant : l’une des sœurs guerrières est mystérieusement tombée enceinte, ce qui constitue un choc majeur, car les Amazones, selon la tradition, sont réputées incapables de procréer — conséquence d’une ancienne décision de leur reine Hippolyte. 

Et si les chats avaient une recette miracle anti-fascisme ?

19 septembre 2025 à 09:00

Comment les chats nous apprennent à résister de Stewart Reynolds (trad. Santiago Artozqui) est construit comme un manuel satirique de résistance politique inspiré par les comportements félins. À travers l’humour, l’auteur propose une série de « leçons de vie » tirées de l’attitude des chats, appliquées à la lutte contre le fascisme. 

Tout brûle. Et ce n'est qu'un début

17 septembre 2025 à 17:12

Juan Gómez-Jurado s'aventure dans un récit sous haute tension, porté par des personnages cabossés, hantés par la douleur et mus par une irrépressible volonté de survie. Au centre, des figures féminines dont le passé trop lourd n’empêche pas l’avancée : épuisées mais combatives, elles avancent dans un monde où la moindre erreur peut se payer au prix fort. Et surtout, Tout brûle (traduction : Judith Vernant)

 

Lézardes, d’Hélène Frédérick : un hymne aux failles qui nous tiennent debou

15 septembre 2025 à 08:00

Il est des livres qui ne se contentent pas de raconter une histoire : ils en ouvrent plusieurs, simultanément, comme si chaque page recelait une fissure où s’engouffre le réel. Lézardes, le nouveau texte d’Hélène Frédérick, appartient à cette catégorie rare. 

Jours de révolte : Gigi Leung raconte la jeunesse en lutte à Hong Kong

12 septembre 2025 à 15:17

Sous ses airs de roman choral discret, Jours de révolte est un texte de fractures. Fracture politique d’abord, sociale ensuite, intime enfin. Traduit du chinois (traducteur : Y. L.), le livre de Gigi Leung Lee-Chi capte les ambiguïtés d’une jeunesse hongkongaise écartelée entre engagement et lassitude, colère sourde et banalité du quotidien.

Que faire de la littérature ? Quand Édouard Louis renverse la table

12 septembre 2025 à 13:10

Édouard Louis n’aime pas les détours. Son nouveau texte, Que faire de la littérature ? (Flammarion), s’affiche d’emblée comme un manifeste. Non pas une somme académique, ni un essai théorique au sens strict, mais une adresse directe, sous forme d’entretien prolongé, où la réflexion surgit avec l’urgence d’une parole en lutte. La question posée – « Que faire de la littérature ? » – n’est pas rhétorique. Elle engage un combat : pourquoi écrire aujourd’hui, avec quelle langue, pour qui, et contre quoi ?

Les Braises de l’incendie : Éric Decouty ravive un drame oublié de 2005

12 septembre 2025 à 12:10

Dans Les Braises de l’incendie, Éric Decouty dissèque la mécanique d’un drame social et judiciaire sur fond de misère et de manquements d’État. Un roman d’instruction plus que de suspense, où la justice tâtonne, entre lassitude et colère rentrée.

La Corporation des fabulistes : Fictions secrètes pour monde en ruines

10 septembre 2025 à 09:00

Un roman sans visage. Sans nom d’auteur. Mais pas sans voix. Car cette Corporation des fabulistes parle, crie même parfois, dans un murmure collectif, comme si les contes s’étaient réunis pour dire : assez. Le texte, étrange et magnétique, refuse les catégories : fable dystopique, manifeste poétique, archive imaginaire... ou peut-être tout cela à la fois. Une œuvre hors cadre, comme on en lit peu.

Foutues cigognes : la chronique d’un deuil à hauteur d’enfant

8 septembre 2025 à 15:11

On entre dans Foutues cigognes par une nuit glaciale : un garçon s’est couché tout habillé, chaussures aux pieds, à l’affût du silence pour exécuter son plan. Fuir. À huit ans et demi, Albin attend que son père, « vaincu par un savant mélange de barbituriques et d’alcool », s’effondre, puis se lève — grand sac de basket sur l’épaule — et disparaît dans l’obscurité. 

La Voie des pèlerins, d'Abdulrazak Gurnah, ou la marque de l'étranger

Il y a des romans dont la puissance discrète s’infiltre en nous sans crier gare. La Voie des pèlerins, (traduction : Cécile Leclère) est de ceux-là. Abdulrazak Gurnah, prix Nobel 2021 ausculte l'exil dans ses dimensions les plus intimes et les plus politiques. On y entre comme dans une maison qu'on reconnaît sans l'avoir jamais visitée – et on n'en ressort pas indemne.

Exercice de gaieté généralisée, par François Morel

5 septembre 2025 à 13:05

Prévu début octobre, La gaieté qui m’en impose rassemble les chroniques radiophoniques de François Morel diffusées sur France Inter entre 2023 et 2025. Deux années d’humeur, de tendresse, de colère joyeuse et de poésie grinçante. Deux années où chaque vendredi matin, le verbe fendait l’actualité, la vie, les souvenirs, en diagonale.

Quand la science flirte avec Jurassic Park : enquête sur la désextinction

31 août 2025 à 10:00

Imaginez un éléphant d’Asie affublé d’une longue toison et de défenses recourbées, prêt à fouler la toundra comme au temps de la préhistoire. Impressionnant, non ? Pourtant, derrière cette image de carte postale paléontologique se cache… un éléphant vaguement déguisé en mammouth. C’est l’un des constats, à la fois sérieux et malicieux, que proposent Lionel Cavin et Nadir Alvarez dans leur ouvrage Faire revivre les espèces disparues ?

Les Indicibles : Nancy Huston dans l’arène des vérités dérangeantes

29 août 2025 à 08:43

Nancy Huston n’y va pas par quatre chemins. Dans Les Indicibles, elle annonce dès le prologue vouloir aborder « l’érection intempestive, la beauté du travail ménager, la noblesse du travail sexuel » et autres sujets trop souvent tus. Non pas pour choquer, mais pour dire ce qui échappe aux slogans, aux injonctions progressistes ou moralisantes. 

Un fou sans Dieu, un pape en voyage : Javier Cercas en terrain mystique

Dans Le Fou de Dieu au bout du monde, Javier Cercas accepte une mission aussi improbable qu’ambivalente : suivre le pape François en Mongolie et interroger sa foi. Un texte frontal, parfois drôle, où se côtoient questions métaphysiques, critique religieuse et vertige existentiel.

Une mère face au doute : Implosion de Laurence Florisca Rivard

À travers le regard d’une mère en perdition, Laurence Florisca Rivard signe un roman intime et tendu, où l’amour filial se heurte à la brutalité du soupçon. Mais la virtuosité du texte cède parfois à la complaisance narrative.

Celle-qui-sait-les-herbes : un roman d’initiation pastoral

Marc Graciano publie chez Le Tripode un nouveau roman initiatique et naturaliste, intitulé Celle-qui-sait-les-herbes. Un récit immersif plonge le lecteur dans le quotidien ancestral d’un peuple nomade, guidé par les savoirs d'une prêtresse guérisseuse.

Les Incommensurables : Raphaela Edelbauer dissèque la veille d’un monde en ruine

Vienne, 31 juillet 1914. La guerre est à moins de 36 heures. Et pourtant, tout palpite encore de désir, de science, d’art et d’illusions. Raphaela Edelbauer, avec une minutie presque hallucinée, saisit ce moment suspendu entre deux siècles – entre lucidité et folie, traduites de l'autrichien par Carole Fily.

L’eau-dyssée d’Elif Shafak

La rentrée littéraire 2025 s’annonce de nouveau très riche, mais un titre en particulier avait déjà retenu mon attention il y a quelques mois, dès l’annonce de sa sortie : Les fleuves du ciel d’Elif Shafak. La (très bonne) traduction française de Dominique Goy-Blanquet, publiée par Flammarion, paraît ce 20 août, et je peux déjà dire que le voyage en vaut la peine.

À la racine : journal intime d’un poète entre deux rives

La poésie puise son inspiration dans le quotidien… à condition de savoir la reconnaître. Depuis son Québec d’adoption, Alain Raimbault nous livre sous forme de journal intime, des bribes de sa vie, ses impressions, ses pensées, ses interrogations pour affronter le temps de la réalité.

La vie ressemble à ça : Titiou Lecoq, philosophe du léger coup de gueule

18 août 2025 à 10:05

Titiou Lecoq chronique l’existence comme d’autres font leur vaisselle : sans enthousiasme démesuré, mais avec application et une certaine tendresse pour les éclaboussures. Publié chez l’Iconoclaste, La vie ressemble à ça rassemble ses réflexions les plus libres, les plus drôles, les plus précieuses. Une suite de textes brefs qui épousent les contours de la vie comme elle va. C’est-à-dire à la fois mal et merveilleusement bien.

La mauvaise joueuse : les jeux de la fuite, de la honte et du mensonge

Le roman suit Maud, une trentenaire installée à Saint-Nazaire, comptable, en couple avec Yann et apparemment bien intégrée dans une vie stable et rangée. Un soir d’automne, tout bascule : après avoir accidentellement percuté quelque chose en voiture alors qu’elle jouait à Candy Crush en conduisant, elle prend la fuite, incapable d’affronter les conséquences.

Nulle part où revenir : Henry Wise signe LE roman américain de la rentrée

Pour son premier livre, Henry Wise s'inscrit avec efficacité dans la mouvance de ces romans noirs étasuniens, tout imprégnés de la moiteur tropicale et raciste du Southside. Ou quand le rêve américain tourne au cauchemar.

Les Corps à l'abandon selon Camille Claudel : une vie et une autre

Olivia Bianchi ne signe pas un roman historique ordinaire. Il s’agit d’une immersion toute en nuances, documentée, dans les ultimes années d’une sculptrice broyée par l’Histoire. Le récit épouse la forme d’une enquête fictive commandée par Eugène Blot, fondeur de Claudel, à un photographe chroniqueur chargé de retrouver et d’interviewer l’artiste enfermée à Montdevergues depuis seize ans.

Kairos – Un amour toxique dans les ruines de l’Histoire

14 août 2025 à 10:29

Il est des livres qui vous laissent essoufflé – pas par leur fracas, mais par la lente morsure qu’ils infligent. Kairos, le nouveau roman fulgurant de Jenny Erpenbeck, traduit par Rose Labourie, est de ceux-là. Roman d’amour, certes. Mais surtout autopsie d’un empoisonnement lent, intime, dans un décor historique qui vacille.

Notre part féroce : la mort d'une louve, l'enfer d'une mère

« Pourquoi est-il si difficile d’opérer verbalement cette bascule alors que tout le monde semblait croire à tout et surtout n’importe quoi en silence ? » (p.155.) Sophie Pointurier, remarquable pour Femme portant un fusil, revient avec un nouveau récit

Mettre au monde, ou accoucher de soi

Deux figures féminines dont les voix s’entrelacent dans un Paris saturé de travail, d’amour et de mémoire. Une prose intense qui interroge la filiation, le corps, et la condition des femmes dans l’espace public et intime. Le roman de Cloé Korman ne déçoit pas.

Combustions : satire mordante de la haute société parisienne avant la fin du monde

Trois portraits, très parisiens, croqués juste avant la fin du monde, à l’heure où remontent les souvenirs, viennent les regrets et tombent les masques. François Gagey fut diplômé de Sciences-Po puis consultant chez Deloitte avant de devenir avocat. Combustions est son premier roman, truffé de références à la vie parisienne des beaux quartiers (où l’on apprend beaucoup de choses).

Trois enterrements – Le roman de la noyade morale

12 août 2025 à 07:09

Conjuguez la brutalité de la politique migratoire britannique et les failles humaines de ses exécutants. On obtient alors cette fresque aussi polyphonique que tragique, que dépeint Anders Lustgarten, dans Trois enterrements. Un récit aussi tendu que précis, sans illusion sur le monde qu’il dépeint. Sur une traduction de Claro.

Les fantômes de Peleliu : au cœur d’une mémoire en ruine

11 août 2025 à 10:02

Sur les traces d’Eugene Sledge, ancien Marine hanté par l’enfer de la guerre du Pacifique, Bruno Cabanes propose un récit hybride et poignant. Mais à force de superposer les strates mémorielles, Les fantômes de l’île de Peleliu peine parfois à faire émerger une voix propre.

Rupture politique et familiale : itinéraire d’un désenchantement

Camille de Toledo revient sur ses écrits de jeunesse pour se guérir de ses déceptions en commentant ses réflexions de l’époque. Il s’immisce en italique, interpellant, annotant ou corrigeant Alexis Mital, son ancienne identité.

Le Suicide exalté de Charles Dickens : mourir de vouloir être aimé

Philippe Delerm revisite ici le parcours du grand romancier anglais. Non pas sous l’angle de son œuvre, mais à travers sa fièvre de reconnaissance publique. Un portrait sensible mais parfois complaisant, où la tendresse finit par voiler le propos critique.

Pente raide, ou l’exercice éprouvant du Nous

Dans Pente raide, Marin Fouqué et Samira Negrouche creusent dans les chairs de la mémoire franco-algérienne un dialogue poétique tendu, abrupt, à fleur de peau. Une œuvre brûlante, parfois saisissante, qui perturbe, mais toujours hantée par la nécessité de dire.

Je vous demande de fermer les yeux et d'imaginer un endroit calme

Barbie, mensonge et inceste : voici le récit d’une enfance empêchée. Michelle Lapierre-Dallaire reconstruit, dans une langue d’une acuité implacable, la fabrique intime de l’identité sous emprise. Un texte aussi dérangeant que nécessaire, où l’enfance est un théâtre de domination.

Ce pays qui n’aimait pas l’amour : bâtir l’avenir sur les ruines du cœur

8 août 2025 à 08:41

Alors que les mouvements diplomatiques entre États-Unis, Russie et Ukraine agitent les médias, les éditions Ystia & Cie proposeront un roman de Yaroslav Trofimov pour la rentrée. Une fresque romanesque dans l’Ukraine soviétique des années 1930, entre exaltation révolutionnaire et empêchement intime. Ou comment interroger le coût humain de l’Histoire en marche...

Ça finit quand, toujours ?, un accouchement politique

Le titre sonne comme une énigme, une plainte ou une prière. Ça finit quand, toujours ?, c’est d’abord la chronique tendre et implacable d’un XXe siècle qui n’en finit pas de mourir, où les destinées individuelles se débattent dans les remous de l’Histoire. Le dernier roman d’Agnès Gruda, journaliste et écrivaine québécoise, captive par sa maîtrise narrative autant que par sa lucidité émotionnelle.

À la table des loups : l’innocence au bord du gouffre

À la table des loups (trad. Sabine Porte) d'Adam Rapp orchestre un huis clos américain où la lecture devient refuge, et le danger, une présence feutrée. Avec une langue dense et une construction maîtrisée, il explore le vertige adolescent sans jamais sacrifier la tension romanesque.

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