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Nouvelles recommandations sur l’exposition aux écrans : que faut-il en penser ?

8 mai 2024 à 18:33

Gestion des temps d’écran : faites ce que je dis, pas ce que je fais

Il n’y a rien qui nous agace plus que les débats manichéens autour des écrans. 

Pour ou contre. 

Interdire.

Contrôler. 

Les intentions du gouvernement de vouloir éradiquer les fléaux liés aux écrans – de l’impact sur le développement au cyber harcèlement – est plus que louable. Le problème est réel.

Mais le problème est que la reprise des médias tend à mettre en avant les interdictions alors que l’essence même des recommandations est orientée vers l’éducation des parents.

Cependant,  quand on s’attaque à un vrai problème, il faut aussi réfléchir à des solutions qui peuvent s’appliquer. 

Forcément, si on nous interdit quelque chose, notre esprit humain est tenté de se rebeller, de refuser cet affront. L’éducation est de l’ordre de l’intime et le libre-arbitre prévaut (excluant les violences bien entendu). C’est d’autant plus vrai qu’interdire quelque chose qui est à disposition est complètement absurde.

Imaginez que demain on interdise les boissons à base de Cola pour les enfants. Cependant elles restent vendues à tout un chacun. Comment s’assurer qu’au sein des foyers, personne n’en consomme ? C’est impossible. 

Vous me direz, les cigarettes et l’alcool sont à disposition aussi et on peut penser qu’on n’a pas à s’inquiéter qu’un parent fasse tirer une taffe à son enfant. Rappelez vous qu’il y encore 30 ans, on fumait librement à côté des bébés ou dans les voitures avec les fenêtres fermées et des enfants en bas-âge embarqués. Des années plus tard, on a éradiqué le fléau de la consommation passive grâce à une combinaison de 2 éléments:

  • L’éducation
  • Le cadre légal

C’est donc important de comprendre qu’il faut un minimum de cadre légal pour pouvoir aboutir à une action massive et collective mais que l’éducation est essentielle pour comprendre le sens de ces interdictions et se les approprier.

Revenons à nos écrans pour bien comprendre les recommandations qui ont été faites au gouvernement

Pour rappel, cette commission d’experts nommée par Emmanuel Macron a rendu fin Avril un rapport intitulé  « À la recherche du temps perdu » sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans.

La première partie du rapport s’applique à comprendre quels sont les impacts réels des écrans sur nos enfants.

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Ce que dit le rapport sur l’impact des écrans sur nos enfants

La première partie du rapport s’applique à résumer les risques liés à l’exposition aux écrans dès l’enfance.

Les risques pour la santé physique

L’usage excessif d’écran présente un risque pour la santé physique

Les recherches montrent que l’usage excessif des écrans peut entraîner des déficits de sommeil, une sédentarité accrue, et par conséquent, une augmentation du risque d’obésité chez les enfants et adolescents. Ces problèmes sont particulièrement préoccupants dès le plus jeune âge, mais s’accentuent à mesure que les enfants grandissent et passent plus de temps sur les écrans, en particulier les adolescents.

Les risques d’impact sur la vision existe aussi

L’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans peut contribuer au développement de la myopie chez les enfants, un risque qui augmente avec le nombre d’heures passées devant un écran, en particulier chez les enfants de moins de 12 ans.

Les risques liés au développement cognitif

Les risques cognitifs sur les jeunes enfants sont réels

Les écrans peuvent nuire au développement cognitif et émotionnel des jeunes enfants. Une vigilance est recommandée pour les enfants les plus jeunes, idéalement jusqu’à l’âge de 4 ans, car la « technoférence », c’est-à-dire l’interférence de la technologie dans les interactions quotidiennes, peut altérer la qualité et la quantité des interactions parent-enfant nécessaires pour un développement socio-émotionnel et linguistique sain.

C’est donc le temps d’écran qui est en cause ici

Les réseaux sociaux sont un facteur aggravant pour la santé mentale:

Les réseaux sociaux peuvent aggraver des conditions préexistantes telles que la dépression et l’anxiété chez les adolescents. Ces plateformes, par leurs mécanismes de feedback et de comparaison sociale, peuvent être particulièrement impactantes pour les adolescents, en exacerbant les sentiments d’insuffisance et de solitude.

L’exposition à des contenus et sites web inappropriés

Ces risques liés aux contenus non régulés. Les enfants et adolescents ayant un accès facile et non supervisé aux écrans peuvent être exposés à des contenus inappropriés, tels que la violence extrême et la pornographie. Ces expositions peuvent être traumatisantes et ont des implications à long terme sur leur santé mentale et leur développement psychologique, particulièrement pour les préadolescents et adolescents. 

Les impacts sociétaux avec l’influence des stéréotypes

Les écrans peuvent renforcer les stéréotypes de genre et sociaux par les médias et jeux vidéo. Ces influences peuvent façonner la perception que les jeunes ont de la société et d’eux-mêmes, en particulier chez les enfants en âge scolaire (6-12 ans) qui commencent à former leur identité sociale.

Les stratégies pour l’avenir entre régulation et accompagnement

La nécessité d’élaborer des stratégies pour réguler l’utilisation des écrans, améliorer la qualité des contenus accessibles aux mineurs, et renforcer l’accompagnement parental et éducatif dans l’utilisation des technologies numériques. Ces mesures sont essentielles pour toutes les tranches d’âge mais doivent être adaptées spécifiquement pour les adolescents qui sont les plus susceptibles d’utiliser les écrans de manière autonome.

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Les changements recommandés dans le nouveau rapport de la commission d’experts 2024

Suite à cette analyse, le rapport recommande un série de renforcements de la régulation et de changements qui sont résumés ci-dessous mettant en évidence la différence avec ce qui était précédemment en place.

 

Pour les enfants de moins de 3 ans : l’absence d’écran à privilégier

  • Avant : pas d’écrans recommandés pour éviter les retards de développement et privilégier les interactions humaines.
  • Recommandation du rapport 2024 : l’accent est également mis sur l’absence d’écrans, mais avec une recommandation d’un usage très modéré et accompagné si utilisé, orienté principalement vers des interactions récréatives et éducatives.

 

Pour les enfants de 3 à 8 ans : plus de rigueur sur les temps d’écran et les moments d’usages

  • Avant : limitation à des sessions courtes et régulées, principalement pour des contenus éducatifs et éviter les périodes près du coucher.
  • Recommandation du rapport 2024 : insistance sur une utilisation ritualisée et limitée, avec une planification qui apprend à l’enfant à attendre et à gérer son temps d’écran, également à distance du coucher.

 

 Pour les enfants de 8 à 12 ans : attention au téléphones portables

  • Avant : accompagnement dans la découverte des écrans avec un dialogue ouvert sur leur utilisation et les contenus appropriés.
  • Recommandation du rapport 2024: un dialogue positif continu sur l’utilisation des écrans, avec surveillance des signes de troubles du sommeil ou de l’isolement social.

 

Pour les adolescents (12 ans et plus) : gérer les réseaux sociaux et le cyber-harcèlement

  • Avant:  encouragement à une utilisation responsable avec supervision parentale, surtout concernant l’accès aux réseaux sociaux.
  • Recommandation du rapport 2024: Des restrictions plus strictes avec l’introduction de téléphones sans accès Internet jusqu’à 11 ans et pas de réseaux sociaux jusqu’à 15 ans, pour protéger les jeunes des impacts négatifs de l’exposition précoce.

 

L’approche générale : être plus stricte et plus structuré

  • Avant: une approche plus flexible qui met l’accent sur l’éducation et le contrôle parental.
  • Recommandation du rapport 2024: recommandations plus strictes et structurées avec des jalons d’âge précis pour l’introduction de différentes fonctionnalités technologiques.

 

L’avis app-enfant sur ces recommandations de gestion des écrans

Ce que ce rapport met en avant n’est pas nouveau et la sonnette d’alarme tirée par les experts est justifiée. Cependant cela manque d’outils concrets pour une mise en place efficace :

Les temps d’écran limités et accompagnés chez les tout-petits

Pour les petits ce qu’il faut éradiquer, c’est le tout-écran. Là encore c’est l’éducation qui doit prévaloir : il faut massivement éduquer au fait que ce n’est pas l’écran en soi qui est le souci principal mais le fait qu’il remplace des activités essentielles au développement de l’enfant. Il faut laisser l’enfant manipuler en 3D, se dépenser, échanger avec des vrais êtres humains. L’objectif ici est de ne plus se retrouver avec des enfants qui restent devant un écran trop de temps.

Est-ce réaliste de penser que les efforts d’éducation seront payants ? C’est tout à fait possible. Pour faire le parallèle, en Inde on a réussi à éradiquer les décès des enfants liés à la déshydratation suite à une diarrhée grâce à des campagnes massives de communication. Le problème était simple : la plupart des parents constatants que les enfants faisaient de selles liquides ne donnaient pas d’eau à boire à leurs enfants. La logique étant qu’on ne remet de l’eau dans un seau troué…. Il a donc fallu éduquer les populations et mettre à disposition des solutions de réhydratation. Aujourd’hui ces décès sont rares.

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Instaurer plus de rigueur pour les 3 – 8 ans

Dans le cas des enfants plus grands, la rigueur s’impose : cadrer les temps d’écran et choisir les types de contenus (applis, sites web, appareils, etc.). On évite donc les usages à des moments précis : au réveil, au moment de se coucher et au moment des repas. On ritualise. On privilégie les grands écrans et les apps éducatives. En revanche, il est important qu’il puisse y avoir des indications plus claires sur les types de contenus (par exemple différents labels concernant le contenu éducatif, les âges, le temps moyen à passer sur le jeu, etc.). Cela permettra un choix plus éduqué et du temps passé devant les écrans qui soit plus qualitatif.

Retarder l’accès au smartphone et aux réseaux sociaux

Là encore, c’est un enjeu de taille. Permettre à un enfant de posséder un téléphone portable trop jeune c’est comme donner les clés d’une voiture à un jeune qui n’a pas le permis. La norme sociale ne justifie pas l’accès au téléphone ou aux réseaux sociaux : ce n’est pas parce que les copains ont un téléphone qu’il faut en offrir un à son enfant. Ce n’est pas parce que les copains sont sur Tik Tok, qu’il faut leur.

C’est un leurre de penser qu’il sera isolé s’il n’en a pas. Finalement un enfant qui a un smarphone va passer plus de temps sur son écran mais cela va aussi créer plus d’anxiété envers les parents qui auront tendance à être plus vigilants (par exemple de la géo-localisation ou des contrôles parentaux).

Autoriser son enfant à ne pas avoir de téléphone portable, c’est un peu comme lui montrer qu’on a beaucoup plus confiance en lui !

Il est possible que cet argument ne fasse pas mouche auprès de votre préado qui attend son iphone mais dans les faits, c’est réel !

 

Aider les jeunes à créer un climat de confiance en anticipant au maximum

En réalité, ce qui compte avec les plus grands, c’est le dialogue.

Prévenir, plutôt que guérir.

Accompagner plutôt qu’interdire.

Dans les faits, il s’agit de les prévenir qu’ils peuvent se retrouver exposés à des contenus inappropriés et leur donner la possibilité d’en parler, en les déculpabilisant. Leur expliquer les risques d’addictions et les impacts pour leur santé. Leur indiquer combien de temps ils peuvent rester ou donner des règles indicatives.

Il s’agit ici de leur donner des repères car trop souvent on pense que le contrôle parental sera suffisant pour s’auto-réguler mais les enfants ont rarement suffisamment de recul pour arriver à faire ce travail seul. Il faut aussi leur laisser faire des erreurs, contrôler de temps en temps mais avant tout créer un climat de confiance autour de cet usage.

Zéro tolérance sur le cyber harcèlement

Dernier point essentiel : il est important ne laisser aucune place au cyber harcèlement. Cela commence par un cadre légal fort et contraignant. Il n’est possible de laisser cette haine se propager sans répercussion. C’est là que des efforts doivent être collectifs : autorités, école, parents, professeurs,… Tout le monde doit s’aligner pour ne laisser rien passer sur ce sujet.

 

Nous espérons que cet article aura pu vous aider à éclairer la compréhension de ce rapport. N’hésitez pas à donner votre point de vue en commentaire.

 

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Tout savoir sur les techniques des enfants pour détourner le contrôle parental

25 avril 2024 à 12:49

Connaître toutes les manières de détourner le contrôle parental AVANT vos enfants

Ceci est l’article que vous attendiez. On aimerait penser que l’on est à l’abri de tous les dangers que on met en place un contrôle parental pour nos enfants et nos adolescents. Mais que nenni ! Non seulement il faut tout de même avoir des conversations en amont avec eux sur les risques (au cas où) mais il faut aussi savoir que ces petits malins savent déjouer le système.

Cet article vous permettra d’avoir une longueur d’avance sur vos enfants ! (Chuuuuuttttt ! C’est un secret !)

En termes de contrôle parental, mieux vaut prévenir que guérir

Parler de risques en amont

C’est important de parler des risques avec vos enfants et des les protéger des contenus inappropriés. On ne peut pas se protéger d’un danger qu’on ne connait pas. On peut le faire en utilisant des mots simples et surtout en déculpabilisant les enfants : les contenus inappropriés viennent à eux souvent plus qu’ils ne vont les chercher. Ils ne doivent donc pas avoir honte de vous en parler ou avoir l’impression qu’ils ont fait une bêtise. S’ils ont été exposé à des contenus qui ne sont pas adaptés à leur âge vous pouvez trouver des conseils sur la manière d’aborder ce sujet avec eux dans cet article. 

Parler des limites que vous allez paramétrer avec les contrôle parental

Il est évident que si vous souhaitez utiliser un contrôle parental vous allez le paramétrer en expliquant aux enfants ce que vous aller contrôler et surveiller. C’est important qu’ils sachent ce que vous surveillez et c’est une marque de confiance qui aidera à réduire les abus ou à dédramatiser d’éventuels abus.

Continuez de jeter un oeil de temps en temps sur l’activité des enfants avec les écrans

Quoi qu’il arrive, il faut continuer de surveiller et d’être vigilant pour savoir ce que les enfants font avec les écrans. ou même savoir s’ils sont victimes de cyber-harcèlement. Surveillez également d’autres éléments dans leur comportement comme leurs habitudes alimentaires, leur sommeil ou leurs comportements sociaux et familiaux.

Vous pouvez consulter notre article qui vous guidera sur l‘usage des contrôles parentaux avec une sélection des meilleurs systèmes à tester et à utiliser.

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Comment les enfants nous arnaquent en contournant les contrôles parentaux ?

1. Utilisation de VPN (Réseau Privé Virtuel)

Les VPN permettent de masquer l’adresse IP d’un utilisateur et de contourner ainsi les restrictions géographiques et les filtres de contenu. En utilisant un VPN, un enfant peut accéder à des sites web et des services en ligne bloqués par les paramètres de contrôle parental. Cela leur permet de naviguer sur Internet sans surveillance ni restrictions.

2. Modification de l’Horloge Système

Une méthode simple mais efficace que les enfants utilisent est de modifier l’heure et la date sur leur appareil. De nombreux contrôles parentaux utilisent des paramètres basés sur le temps pour restreindre l’accès à des appareils ou à des contenus pendant certaines heures. En ajustant l’horloge système, les enfants peuvent prétendre être dans un créneau horaire permis et ainsi déjouer ces restrictions.

3. Utilisation de modes incognito ou privés

Les navigateurs modernes offrent des modes « incognito » ou « privé » qui ne stockent pas l’historique de navigation, les cookies, ou les données de session. Les enfants peuvent utiliser ces modes pour éviter que leur activité en ligne soit enregistrée. Cela rend plus difficile pour les parents de suivre les sites qu’ils ont visités.

4. Création de comptes d’utilisateur alternatifs

Les enfants peuvent créer des profils d’utilisateur alternatifs sur leurs appareils ou des comptes sur des plateformes en ligne qui échappent à la surveillance des contrôles parentaux. Ces comptes peuvent ne pas être soumis aux mêmes restrictions ou surveillances que leurs comptes principaux.

Les enfants se fichent de nous

5. Utilisation de Proxies Web

Semblable à l’utilisation de VPN, les proxies web permettent aux enfants de naviguer sur Internet via un serveur intermédiaire. Cela masque leur activité en ligne réelle des contrôles parentaux, leur permettant d’accéder à des contenus autrement bloqués.

6. Installation d’applications de messagerie alternatives

Les enfants peuvent télécharger des applications de messagerie qui ne sont pas surveillées ou contrôlées par les outils de contrôle parental standard. Ces applications peuvent inclure : des fonctionnalités de messagerie cryptée ou anonyme, rendant plus difficile pour les parents de surveiller avec qui leurs enfants communiquent.

7. Utilisation de dispositifs de stockage externes

Les enfants peuvent utiliser des dispositifs de stockage externes, tels que des clés USB ou des disques durs externes, pour contourner les restrictions de contenu. Ils peuvent charger des médias ou des applications sur ces dispositifs et les visionner ou les utiliser sur leur appareil principal sans être détectés.

Conclusion

Comprendre ces méthodes de contournement est crucial pour les parents qui cherchent à maintenir un environnement numérique sûr pour leurs enfants. Cela souligne l’importance d’une approche équilibrée qui combine l’utilisation de contrôles parentaux technologiques et une communication ouverte et honnête avec les enfants au sujet de la sécurité en ligne et des comportements responsables.

Nous avons bien conscience que les enfants aussi liront cet article (c’est un peu comme un cambrioleur à qui tu donnes des techniques de vol) mais nous pensons que les parents sauront quoi faire de cette information

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Mon enfant joue à Brawl Stars : dois-je m’inquiéter ?

18 avril 2025 à 11:29

[Notre avis franc et les bons réflexes à adopter en tant que parent. 

On nous a reproché que cet article était un peu lisse et sans vraie opinion tranchée ! La réalité c’est que quand il s’agit des écrans, tout est question d’équilibre. C’est encore le cas ici : on ne diabolise pas, on appréhende et on comprend les limites. Nous avons donc retravaillé ce contenu pour qu’il soit plus utile et plus tranché.]

La mode des petits jeux en réseaux chez les ados

Peut-être avez-vous surpris votre ado jouer à des petits jeux innocents sur leur téléphone ? Rien de très inquiétant mais ils semblent quand même très accros… Alors, faut-il s’inquiéter ? On se concentre sur l’effet « Brawl Star » , un jeu qui a de plus en plus de succès auprès de 8-14 ans. Mais ça marche aussi pour les jeux comme Battle Royale.

 

Brawl Stars, c’est quoi exactement ?

Dans le paysage en constante évolution des jeux vidéo, il n’est pas rare pour les parents de se poser des questions sur les choix de divertissement de leurs enfants. L’un des jeux qui suscite souvent des interrogations est Brawl Stars, une création de Supercell qui a captivé des millions de joueurs à travers le monde. Avec son mélange unique de combat en équipe, de graphismes colorés et de personnages attachants, Brawl Stars est devenu un phénomène de la culture populaire, surtout parmi les jeunes. Mais cela soulève la question : devrions-nous nous inquiéter si nos enfants passent beaucoup de temps à jouer à ce jeu ?

Tout d’abord, il est important de comprendre ce qu’est Brawl Stars. Brawl Stars est un jeu de combat multijoueur en temps réel, développé par Supercell, les créateurs de Clash of Clans.

Les enfants s’y affrontent dans des arènes colorées, seuls ou en équipe, dans des parties rapides (2-3 minutes).Il s’agit d’un jeu de combat en arène où les joueurs contrôlent divers personnages, appelés « Brawlers », et s’affrontent dans des matchs courts et intenses. Les mécanismes de jeu sont relativement simples, ce qui le rend accessible même aux jeunes enfants. De plus, le jeu est conçu pour être compétitif, avec différents modes de jeu qui encouragent la coopération et la stratégie en équipe.

C’est fun, dynamique, bien conçu. Mais… ça peut vite devenir envahissant.

 

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Pourquoi les enfants adorent jouer à Brawl Stars?

Le jeu a de nombreux atouts qui séduisent un public très large (il n’y pas que les adolescents qui sont concernés !)

✔ Les parties sont ultra-courtes, donc très faciles à enchaîner

Dans un monde où on zappe vite et où on sort son téléphone pour s’occuper entre deux arrêts de métro ou pour tuer le temps à la cantine, les parties courtes, blindées d’adrénaline, c’est le graal pour les enfants

✔ Système de progression motivant : trophées, skins, classement

On peut choisir son mode de jeu (classé ou non), ce qui rend le système encore plus addictif. On veut gagner pour progresser dans le classement et il y a des nouvelles saisons chaque mois où le classement reprend à zéro ou presque. On donc tout intérêt à jouer beaucoup. Et même si on peut jouer en non-classé, on reçoit des trophées et des cadeaux (nouveaux brawlers, skins, etc.) qui rendent le jeu encore plus gratifiant, puisqu’ils sont récompensés pour les efforts de jeu..

Je vois bien que certains parents se demandent : « Mais c’est quoi un skin ? ». Pour faire simple, c’est une sorte de déguisement des personnages de Brawlstars (les brawlers) qui peuvent conférer certains pouvoirs ou simplement vous donner du style…


✔ Univers pop, personnages attachants

La force de ce jeu réside aussi dans les personnages qui ont tous une personnalité, un look et des pouvoirs différents. On va donc jouer avec Buzz, Meg, Chester, Kendji, Carl, etc. On s’attache à ces personnages, on veut les faire évoluer et savoir choisir le bon brawler pour le bon combat, c’est tout un art !

Pour les parents qui veulent impressionner leurs enfants vous pouvez leur sortir une phrase du genre :  » Si on joue Buzz avec le skin Bye Bye en mode survival duo, on est sûrs de gagner ». Bon, pas sûr que ça veuille dire quelque chose mais ils seront impressionnés.

✔ Possibilité de jouer avec ses amis (ou contre eux)

C’est là encore une des forces du jeu, on n’est pas seul sur son écran on peut jouer avec ses amis, contre ses amis ou avec d’autres joueurs à travers le monde. Cela fait de Brawlstars un sujet de discussion car aucune partie ne se ressemble et ce sont aussi des moments partagés entre amis que cela soit dans le bus en étant assis côte à côte ou depuis chez soi.

Pourquoi jouer à Brawl Stars peut-il être préoccupant pour les parents ?

Les préoccupations de parents sont normales car comme tous les jeux qui ont un fort potentiel addictif et pour lesquels on n’a pas les codes en tant qu’adulte, on aimerait savoir comment faire.

Un chat en ligne ouvert

Pas de modération à toute épreuve : même si le vocabulaire est limité, les interactions avec des inconnus existent.

Des achats intégrés partout

Skins, améliorations, coffres… tout est pensé pour inciter à l’achat. Une carte bancaire mal protégée peut vite fondre.

 

Brawl Star: un vrai potentiel addictif

Maintenant, abordons les préoccupations potentielles que les parents pourraient avoir concernant Brawl Stars. Tout d’abord, il y a la question du temps passé devant l’écran. Comme pour tout jeu vidéo, il est important de surveiller et de limiter le temps que les enfants passent à jouer.

C’est vraiment compliqué de s’arrêter . On a tendance à vouloir faire “encore une dernière partie ?”

Sans cadre clair, le jeu prend vite toute la place. On ne reviendra pas sur les conséquences du temps  du temps excessif passé sur les écrans comme des effets néfastes sur la santé mentale et physique, y compris la fatigue oculaire, le manque d’exercice et la diminution du temps passé à interagir avec la famille et les amis dans le monde réel. C’est comme toutes les addictions, il faut pouvoir trouver les limites.

Une violence “cartoon”… mais répétitive

Ensuite, il y a la question du contenu du jeu. Bien que Brawl Stars soit généralement considéré comme approprié pour les enfants plus âgés, certains parents peuvent être préoccupés par les aspects compétitifs et violents du jeu. Les combats entre les personnages, bien que stylisés et animés de manière cartoon, impliquent toujours des éléments de violence. On notera aussi qu’il n’y a pas de sang et pas de réalisme dans les attaques. Cependant, il est important de noter que Brawl Stars est classé PEGI 7 (conseillé pour les enfants de 7 ans et plus), ce qui signifie qu’il est considéré comme adapté à un jeune public par l’organisme de classification européen.

Brawl star : cela reste un jeu en ligne, il faut donc être prudent

Enfin, il y a la question des interactions en ligne. Comme de nombreux jeux multijoueurs, Brawl Stars permet aux joueurs de communiquer les uns avec les autres via un chat en ligne.

Bien que ce chat soit généralement modéré et soumis à des filtres de langage, il existe toujours un risque que les enfants soient exposés à des discours inappropriés ou à des interactions potentiellement dangereuses avec d’autres joueurs en ligne.  Notons que le vocabulaire est limité (on ne peut pas engager une discussion sur autre chose que des éléments du jeu), mais les interactions avec des inconnus existent.

Des achats intégrés partout

Enfin Skins, améliorations, coffres… tout est pensé pour inciter à l’achat. Une carte bancaire mal protégée peut vite fondre comme neige au soleil. Il faut donc bien s’assurer d’avoir tout mis en oeuvre pour que les achats impulsifs ne soient pas autorisés.

 

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Faut-il s’inquiéter si les enfants jouent à Brawl Stars ?

Non, mais il faut encadrer.
Brawl Stars n’est pas un “mauvais jeu” en soi. Il est même plutôt bien fait. Mais il n’a pas été conçu pour les enfants, ni pour un usage raisonnable. À nous, parents, d’en poser les limites.

Alors, que devraient faire les parents qui se demandent s’ils doivent s’inquiéter du fait que leur enfant joue à Brawl Stars ?

  • Tout d’abord, il est important d’instaurer des limites claires en ce qui concerne le temps d’écran et de s’assurer que le jeu n’interfère pas avec les responsabilités scolaires, sociales et familiales de l’enfant.
  • Deuxièmement, les parents devraient jouer au jeu eux-mêmes ou au moins se renseigner sur son contenu pour mieux comprendre ce à quoi leurs enfants sont exposés.
  • Enfin, les parents devraient avoir des conversations ouvertes et honnêtes avec leurs enfants sur les aspects du jeu qui pourraient être préoccupants, comme la violence ou les interactions en ligne, et les encourager à signaler tout comportement inapproprié qu’ils pourraient rencontrer en ligne.

Dans tous les cas, le meilleur moyen de comprendre est de jouer avec votre enfant ! Vous aurez ainsi une meilleure vision de ce qu’il fait et vous pourrez définir les limites en connaissance de cause.

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En conclusion, bien que Brawl Stars puisse être un jeu divertissant et engageant pour les enfants, il est important pour les parents de rester conscients des aspects potentiels qui pourraient susciter des préoccupations. En instaurant des limites appropriées, en surveillant le contenu et les interactions en ligne, et en ayant des conversations ouvertes avec leurs enfants, les parents peuvent aider à garantir que l’expérience de jeu de leurs enfants reste sûre, saine et équilibrée.

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Stop à la diabolisation des écrans : utiliser les outils numériques de manière pragmatique

24 mai 2023 à 12:29

Est-ce que l’on est pour ou contre les écrans ?

Le débat autour de la gestion des écrans à tendance à nous irriter un peu… Non pas que nous soyons pour un usage intensif des écrans mais simplement parce que ce débat nous éloigne de la vraie question : comment utiliser les écrans intelligemment avec nos enfants ? Car le problème, ce ne sont pas les écrans, c’est l’usage que l’on en fait.

C’est comme une voiture : avoir 4 voitures dans un foyer de 2 personnes (bien entendu ce sont des SUV qui marchent au diesel) et les utiliser pour faire 500 mètres 52 fois par jour vous semble probablement incohérent et déraisonnable. Pour les écrans, c’est la même chose.

La solution est d’utiliser les écrans de manière raisonnée et raisonnables pour nos chers enfants.

Avant de vous lancer dans un débat animé, permettez-moi de vous guider à travers ce voyage numérique : pragmatique mais fiable. Bienvenue dans le monde de la parentalité connectée !

Adapter la gestion des écrans en fonction de l’âge

La première règle d’or est de savoir adapter l’usage des écrans en fonction de l’âge de nos petits prodiges. Inutile de leur offrir un smartphone dès leur naissance, soyons réalistes ! Privilégions plutôt l’interaction avec le monde réel pendant les premières années de leur vie. Laissons-les explorer, toucher, goûter, découvrir le plaisir de la manipulation des objets concrets.

Mais une fois qu’ils atteignent un âge où l’utilisation des outils numériques peut être bénéfique, il est temps de leur apprendre à bien les utiliser.

Comment ? En instaurant des règles claires et en développant leur esprit critique. Rien de tel qu’un bon sens de l’humour pour accompagner ces apprentissages. Expliquez-leur que l’écran n’est pas un jouet magique, mais plutôt un outil fantastique qui peut les aider à apprendre et à s’amuser. Vous pouvez trouver des recommandations précises sur les types d’écrans, les types de contenus et le temps recommandé âge par âge sur cette article « Quel écran pour quel âge » .

quel écran pour quel âge

Les meilleurs usages des écrans pour participer au développement

Maintenant que nous avons mis les choses au clair, explorons les meilleurs usages des écrans pour favoriser le développement de nos chérubins. Les applications éducatives sont un excellent moyen de stimuler leur curiosité et d’approfondir leurs connaissances.

Pour rendre les contenus éducatifs plus intéressants

On ne va pas se leurrer, les supports numériques permettent de rendre les contenus éducatifs plus intéressants et plus accessibles. On ne va pas dire le contraire : aller à la bibliothèque et chercher dans les encyclopédies n’a pas fait partie des souvenirs les plus mémorables de notre enfance.

Les applications qui aident aux apprentissages

Il existe de nombreux outils qui peuvent rendre les apprentissages périscolaires plus intéressants :

  • Stimuli éducation qui accompagne les devoirs des enfants en fournissant une aide aux devoirs d’urgence et en permettant de présenter les sujets différemment en fonction des affinité des enfants
  • Khan Academy Kids propose des activités interactives pour les enfants d’âge préscolaire, les aidant à apprendre les bases des mathématiques, de la lecture et des compétences socio-émotionnelles. On peut aussi proposer Maternelle Montessori ou le formidable Kokoro Lingua qui permet d’apprendre les langues étrangères pour les enfants par des enfants !
  • Maxicours propose un chatbot qui répond aux questions des élèves et les guide dans leurs apprentissages. Cela encourage l’interactivité et l’apprentissage personnalisé. On peut aussi nommer Nomad Education qui propose de nombreuses ressources tels que des cahiers de vacances numériques
  • Bayam offre aussi une variété de vidéos éducatives, de jeux interactifs et de livres numériques pour les enfants, les transportant dans des univers captivants.
  • Enfin, le dernier né dans ce domaine est PowerZ, un super jeu aux graphismes dignes de Zelda et autres Mario Bros mais qui est a le mérite de poser aux enfants des énigmes à base de mathématiques, géographies et autres sessions de conjugaison

Et pourquoi pas la télévision ?

Attention car la télévision n’est pas en reste : Netflix regorge de trésors éducatifs. « Les Octonauts » plonge nos petits explorateurs dans le monde marin, en leur apprenant des faits intéressants sur les différentes créatures marines. « Planète Terre » offre une expérience captivante, en les transportant à travers les merveilles de notre planète, des savanes aux profondeurs de l’océan.

les écrans et les enfants

L’intelligence artificielle n’est pas si mauvaise

En parlant de profondeur, ne sous-estimons pas le potentiel des chatGPT ! Ces assistants conversationnels basés sur l’intelligence artificielle peuvent être d’une grande aide pour les devoirs et les études. Par exemple, « Brainly » est une plateforme où les élèves peuvent poser des questions et obtenir des réponses de la part d’autres étudiants et de tuteurs qualifiés. Cela encourage l’apprentissage collaboratif et permet d’approfondir les connaissances dans divers domaines.

Pour interagir avec son environnement

L’usage du numérique permet aussi de mieux comprendre l’environnement autour de soi : combien de fois avez-vous admiré un ciel étoilé sans savoir quelle constellation vous contempliez ? Ou de prétendre connaître le nom d’une plante auprès de vos enfants, alors que vous n’en savez rien ? Grâce à des applications intelligentes, on peut mieux appréhender la nature ou le monde autour de nous. Voici quelques exemples pour reconnaître l’environnement autour de nous:

Pour approfondir des activités des la vie réelle

Ensuite, les contenus virtuels peuvent être de chouettes compléments pour les activités hors écran : c’est ce que propose Pandacraft par exemple avec ses kits éducatifs et créatifs qui sont accompagnés d’un code QR qui mène à des petites vidéos.

En somme, les écrans peuvent être de véritables alliés pour le développement de nos enfants, à condition d’en faire un usage raisonné et équilibré

Cependant restons vigilants : les solutions intelligentes existent mais il faut prendre le temps de bien choisir. Choisissons soigneusement les applications, les programmes télévisés et les ressources en ligne qui stimulent leur curiosité, renforcent leurs connaissances et favorisent leur épanouissement. Laissons-les profiter des avantages de la technologie tout en maintenant un équilibre avec d’autres activités enrichissantes.

 

Il ne reste plus qu’à fixer des limites claires

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Malgré tous les avantages des écrans, il est crucial de fixer des limites claires. Établir un temps d’écran quotidien raisonnable est essentiel pour préserver un équilibre entre vie numérique et vie réelle. Le temps passé devant les écrans ne doit pas empiéter sur d’autres activités essentielles. Rien ne vaut  le jeu en plein air, les interactions sociales et les moments en famille.

Les rendre autonomes sur la gestion du temps d’écran

Soyons clairs, les écrans sont chronophage et c’est peut-être là le danger le plus important.

Quand ils sont petits,  c’est à vous de moduler. Respectez des temps d’écran courts, prévenez les enfants que cela ne va pas durer éternellement et interrompez s’il le faut. C’est addictif. Ils ne seront pas capables de le faire eux-mêmes. Même s’ils hurlent, ne cédez pas. Vous fixez les règles et vous vous y tenez. Si vous voyez que les crises sont systématiques, cela ne fait pas du bien à votre enfant. Il faudra peut-être supprimer complètement les écrans pendant un temps et voir si la maturité aide. Cependant, leur éducation numérique commence par ces limites claires que vous incarnez en tant que parents.

Pour les plus grands, plutôt que de réguler, aidez-les à avoir un regard critique sur leur usage. Faites le point régulièrement acec eux  en utilisant les outils des smartphone qui enregistrent les temps d’écran.  Demandez-leur s’ils trouvent qu’ils consomment beaucoup et également ce qu’ils auraient pu faire de ce temps s’ils n’avaient pas utilisé leur téléphone. Vous serez surpris de l’auto-critique qu’ils peuvent porter sur le temps passé devant le téléphone ou la tablette.

Contrôler le contenu auquel les enfants ont accès

De plus, il est important de contrôler le contenu auquel nos enfants sont exposés. Optons pour des plateformes sécurisées et adaptons les paramètres de contrôle parental pour éviter les mauvaises surprises. Accompagnons-les dans leur exploration numérique et encourageons-les à développer leur esprit critique face aux informations qu’ils rencontrent en ligne.

Sachez également que si une alternative sans écran existe, surtout pour les petits, elle est peut-être meilleure. Par exemple, les histoires audio comme Alma Studio peuvent être plus intéressantes que des dessins animés. C’est d’autant plus vrai qu’on ne conseille pas de faire un marathon de dessin animé alors qu’on peut rester longtemps à écouter des histoires.

Surtout, parler, parler, parler.

La communication est essentielle. Ainsi,  ce conseil s’applique aux jeunes enfants comme aux plus grands. On peut par exemple commenter ce que l’on voit quand on visionne un dessin animé pour limiter l’usage passif des tout petits. Pour les grands, on parle pour garder la communication ouverte. Il est important qu’ils se sentent à l’aise de nous parler de ce qu’ils ont vu, des nous enseigner aussi des nouveautés !)

En conclusion, il est temps de mettre fin à la diabolisation des écrans : ça ne fait pas avancer la cause. Utilisons-les de manière pragmatique, adaptée à l’âge de nos enfants, et encourageons leur développement tout en fixant des limites saines. Avec un peu de bon sens, nous pouvons guider nos petits explorateurs dans cet univers numérique en constante évolution.

N’oublions pas que les écrans sont des outils, et c’est à nous, adultes responsables, d’enseigner à nos enfants comment les utiliser de manière équilibrée et constructive. Alors, embrassons la technologie, apprenons avec elle et créons un monde numérique où nos enfants peuvent s’épanouir en toute sécurité.

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Enfants et temps d’écran : nos conseils pour ne pas rester collés aux écrans

24 août 2024 à 14:50

Quand il s’agit de numérique, on a tendance à faire pas mal de raccourcis. On pense que la vie c’est avec ou sans les écrans. Il faut voter pour ou contre. Or, on peut utiliser la technologie sans nécessairement rester collés derrière un écran : le numérique ne se limite pas à une activité passive et les éditeurs de contenus l’ont bien compris en fournissant aujourd’hui des applications plus interactives qui incitent à s’activer dans le monde réel. On a donc réuni une petite sélection d’idées d’applications pour se sevrer des écrans sans boycotter la technologie.

temps d'écran sans écran

 

Avant 6 ans, le numérique sans aucun écran

S’il y a bien une contradiction dans l’éducation du 21ème siècle, c’est la gestion des écrans. On a envie d’imposer des limites concernant les écrans, on a aussi très peur de faire de nos enfants des arriérés, hermétiques à la technologie. Il est hors de question pour nous d’être cette personne qui pense que c’était mieux avant et qui diabolise les nouvelles technologies mais en même temps on ne sait pas trop comment s’y prendre pour donner les bons outils à nos enfants.

Comprendre la logique du numérique avant de se mettre devant les écrans

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les outils numériques sont un moyen, pas une fin en soi. Il est donc possible de se passer des écrans quand on est petits. Ce qui compte, c’est que les enfants comprennent le raisonnement logique d’un algorithme par exemple et cela peut se faire sans aucun écran. C’est même recommandé : cela permettra aux enfants d’être bien moins passifs dans leur usage des écrans par la suite. On comprend aisément que cela peut être utile de comprendre les réseaux sociaux marchent avant de les utiliser. C’est un peu comme de connaître le code de la route avant de rouler.

La pédagogie de l’apprentissage du numérique sans écran est en plein essor et on ne peut que louer cette approche qui permet aux enfants de comprendre la logique numérique de manière active avant de rentrer dans les usages passifs. C’est essentiel pour garder la maitrise des usages des écrans et surtout acquérir les compétences nécessaires pour le futur. En effet le langage informatique évolue en permanence : comprendre les mécanismes de sa construction est donc bien plus utile.

 

apprendre le numerique sans écran

 

Colori est, par exemple, une méthode qui accompagne justement les enfants dans l’apprentissage du numérique dès 3 ans et sans écran.

L’apprentissage du numérique sans écran ne s’arrête d’ailleurs pas à l’âge de 6 ans et c’est d’ailleurs là le positionnement de Digitowl.school qui propose des box d’activités originales et passionnantes autour des sciences que les enfants peuvent faire en toute autonomie. N’oublions pas que le temps passé sur les écrans reste une vraie problématique s’il vient aux dépens de l’activités physique et de la vie sociale (les réseaux sociaux n’étant pas vraiment synonyme d’interactions sociales, on est bien d’accord !?),

Les applications qui encouragent à se bouger

Quand on parle de limiter le temps d’écran, on parle surtout de limiter le temps passif. On peut aisément imaginer qu’un enfant rivé sur un téléphone la tête penchée pendant plus de 30 minutes va finir par avoir des problèmes d’articulation. Le second problème reste que souvent le temps d’écran sur un smartphone ou autre remplace le temps d’activité physique. Cependant, on peut trouver des alternatives car il existe plusieurs applications qui vont permettre de faire des activités physiques.

se bouger grâce aux ecrans

Les applications qui poussent à faire des pauses

On aime les applications qui vont mêler le temps d’activité cérébrale et celui d’activités physique. Vous pouvez par exemple installer Coco, une application qui propose de nombreux jeux pour penser et bouger. Quoi qu’il arrive, toutes les 15 minutes, l’ application propose de faire une pause et suggère des activités physiques. C’est une réelle originalité pour limiter le temps d’écran. C’est une fonctionnalité originale qui permet de rassurer les parents.

Les applications qui accompagnent l’effort physique

On n’est pas toujours très motivés pour se bouger. Une autre alternative est de proposer des applications qui vont les motiver à se mettre en marche, que cela soit Lilli Cool app ou le petit yoga de l’appli Bayam ou des vidéos du Live Fun Family Workout de Lucile Woodward. C’est un vrai plus pour leur bien-être et pour apprendre à user les écrans autrement

Les applications qui nous ramènent à la vraie vie

La sélection des outils numériques pour découvrir la nature

Enfin, on notera qu’il existe aujourd’hui de nombreuses applications permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure, notamment la nature. Le temps d’une balade, on a le droit de sortir son téléphone mais seulement si c’est pour découvrir le nom d’une plante ou d’un animal avec Seek par i-naturalist , pour y trouver le nom d’un sommet avec Peak Finder ou celui d’une constellation avec Sky View. Ces trois applications sont vraiment bluffantes : il suffit de viser le ciel pour y voir se dessiner les sommets ou les constellations ou de prendre une photo avec Seek qui va retrouver le nom de l’animal ou du végétal en fonction de différents facteurs dont la zone géographique. C’est vraiment top et ça contribue au bien-être de toute la famille pendant les balades !

 

applications pour observer la nature

 

La sélection des applications sur les sujets d’actualité

La surabondance d’information à disposition contribue hautement à passer trop de temps sur les écrans. Pire encore cela nous enferme dans une bulle cognitive qui nous pousse à penser que le monde se limite à ce flux d’information que l’on reçoit : on cherche des réponses sur un sujet, les différents algorithmes et autres systèmes d’intelligence artificielle vont nous pousser d’autres contenus sur ce sujet. Résultat : on pense que le monde tourne autour de cette thématique. Sans parler de la tendance naturelle de l’humain a être attiré par les mauvaises nouvelles. Il va donc être essentiel d’apprendre à nos enfants à prendre du recul :

  • choisir et varier ses sources
  • ne pas consulter toujours les mêmes thématiques
  • essayer de ne suivre que des contenus qui sont font du bien

Dans cette catégorie, notre préférée, c’est WoW! News : une application qui non seulement ne donne que des bonnes nouvelles mais qui incite aussi à se mettre en action. L’application est très bien pensée pour encourager le dialogue entre les parents et les enfants. Bref, on adore !

Pour se décoller des écrans, il faut prendre conscience du temps qu’on y passe et de ce qu’on y fait

Trouver des alternatives aux applications traditionnelles est une bonne chose mais il est

Attention à l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux restent la partie la plus compliquée à contrôler. D’abord car ils sont addictifs et très chronophage : le temps d’écran est souvent principalement lié à l’usage des réseaux. Ensuite, parce qu’ils sont rentrés dans la norme en termes de relations sociales (si t’y es pas, c’est que t’as pas d’ami). Enfin, parce que les stratagèmes pour se créer un compte sont multiples (comme se créer une fausse adresse e-mail) et que si on les bannit, les enfants trouveront tôt ou tard un moyen de contourner la règle.

Souvent avec les réseaux, vous ne prenez pas conscience du temps que vous passez dessus. Le contrôle parental permet de mettre une limite concernant ce temps mais la prise de conscience doit être personnelle. Votre enfant doit réaliser que le temps passé à scroller sur différents contenus sur instagram ne va pas lui apporter grand chose et que cela représente parfois plusieurs heures consécutives de passivité. Nous encourageons les parents à faire des temps de pause où personne n’a accès à son téléphone.

Ensuite, il est important d’essayer au maximum d’avoir une vue sur les contenus et les comptes que suivent les enfants et de les encourager à prendre du recul. Beaucoup de jeunes filles ont une vision erronée de leur image parce que les contenus qui leurs sont proposés leur donne l’impression que le standard correspond à ce flux continue d’image.

Pour le bien être de tous pas de mot de passe

Ensuite, contrôler les contenus que votre enfant consulte ou poste peut sembler intrusif mais reste essentiel quand ils ont moins de 13 ans. Ce n’est pas comme un cadenas sur un journal intime car votre enfant ne contrôle pas le contenu qui lui est proposé. Les applications de contrôle parentale donnent une cadre mais il faut tout de même continuer à être vigilant et mettre particulièrement des limites sur l’usage des réseaux sociaux. Vous n’êtes pas obligés d’aller voir mais le fait de savoir que vous pouvez le faire est une sécurité pour vous et une barrière pour votre enfant.

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Conseils pour adapter les temps d’écran pendant les vacances des enfants !

4 juillet 2022 à 15:16
Le rythme des vacances commence à s’installer petite à petit. Les enfants ont déconnecté du rythme de l’année scolaire et une nouvelle routine s’installe, que nous les adultes soyons en vacances ou non.
Malgré ce nouveau rythme certaines habitudes restent : on continue à manger, à dormir et les enfants continuent à demander des temps d’écran 😉

 

Alors comment faire pour modifier les temps d’écran pendant les vacances ?  Comment faire pour ne plus subir ces demandes incessantes et déconnecter un peu les enfants ? 
Voici quelques astuces :

 

Moduler les temps d’écran pendant les vacances

Qui dit vacances et nouveau rythme, dit modification de l’organisation de la journée.
Une des clés, pour que les enfants aient l’impression d’être acteur de leur planning, est de les associer à la mise en place de ce nouveau programme. C’est à ce moment là, que l’on peut en profiter pour re-déterminer avec eux les périodes d’écran de la journée.

 

Avec le temps magnifique que nous avons cette année, profitons-en pour les faire jouer dehors au maximum. Durant les vacances, on accentue les jeux en extérieur, en communauté avec les copains ou les cousins. On lit, on s’occupe autrement.

 

  • Changer les périodes d’écran
Pour pouvoir vraiment modifier le rythme, il faut réussir à changer aussi les périodes d’écran de celles instituées durant l’année scolaire. Soyons imaginatifs et proposons des temps d’écran pendant les vacances planifiés à d’autres moments : durant des moments de calme, pendant les grosses chaleurs en attendant que la température redevienne supportable, en fin de matinée en attendant un déjeuner tardif…
A vous de trouver ce qui correspond le mieux à votre planning familial et d’instaurer une nouvelle routine.

 

  • Moduler la durée des temps d’écran
Modifier les périodes d’écran est important, mais revoir la durée de ces temps d’écran l’est aussi.
En fonction de l’âge de vos enfants, de leurs besoins et de leurs activités, vous pouvez morceler les périodes (2 périodes de 15/20 minutes) ou au contraire privilégier un vrai temps d’écran qui leur permette d’avancer dans leurs jeux un bon coup (1 période de 40 minutes).
Casser le rythme et mettre de nouvelles habitudes en place est toujours profitable durant les vacances. Bien sûr, à la rentrée, on reverra tout ça en fonction du rythme de l’école, des devoirs, des activités extrascolaires…

 

Proposer des contenus différents

Une fois tous ces changements effectués, profitons-en pour proposer à nos enfants de nouveaux contenus. Puisque l’on modifie leurs habitudes, incitons les à changer de jeux et à s’intéresser à d’autres sujets.

 

Les vacances sont l’occasion de découvrir de nombreuses choses : on voyage, on visite, on rencontre de nouvelles personnes.
– Si vous voyagez à l’étranger, c’est l’occasion de leur proposer des applications d’initiation à l’anglais
– Si vous allez à la campagne, découvrez les applications autour du monde de la ferme
Les thèmes des ressources sont très variés !

 

Dans ce choix des contenus, deux solutions s’offrent à vous : télécharger une application très complète pour votre enfant pour l’été ou télécharger plusieurs applications sur des thèmes très différents.
Des applications comme Mes cahiers de Vacances pour les plus grands ou Maternelle Montessori pour les plus jeunes sont très complètes. Leurs contenus sont variés, éducatifs mais aussi divertissants. Choisir ce type d’applications vous assure des contenus riches pour l’été et adaptés à l’âge de votre enfant. Ces 2 applications ne sont que des exemples de ce qui existe. A vous de trouver celle qui conviendra le mieux à vos enfants !

 

L’autre option consiste à choisir une sélection d’applications sur des thèmes ciblés comme la musique, la programmation, les sciences, l’astronomie, etc… Vos enfants pourront passer de l’une à l’autre en fonction des jours et des choses vues durant le reste de la journée avec lui.

 

Partagez avec vos enfants !

Et notre dernier conseil pour des temps d’écran réussis : partagez avec vos enfants !
Jusqu’à 6 ans, restez avec eux lorsqu’ils sont captivés par un écran. Si ils sont plus grands, restez à proximité.
Motivez les à jouer dans une pièce de passage dans laquelle vous pouvez suivre ce qu’ils font.
Et toujours, échangez avec eux sur ce qu’ils ont fait sur la tablette, ce qu’ils ont réussis, ce qu’ils ont loupé, ce qu’ils ont appris…

 

Et bonnes vacances à tous !!

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Idées reçues sur les écrans : on décrypte tout !

16 mai 2022 à 09:24

Face à la prolifération des écrans, certains s’inquiètent. Éduquer les enfants à leur usage fait partie des nouveaux défis parentaux à relever : ce challenge peut parfois faire peur. Nos chérubins sont confrontés aux tablettes, smartphones, ordinateurs ou encore à la télévision : structurer leur utilisation devient un impératif mais attention aux idées reçues sur les écrans. Beaucoup de controverses circulent : comment s’y retrouver ? Chez App-enfant, nous vous décryptons quelques-unes d’entre elles, afin de vous aider à y voir plus clair. C’est parti !

 

Le cerveau des enfants est modifié par les écrans / Controverse n°1 

Les technologies numériques font partie du quotidien de nos petits. En grandissant, ils apprennent à s’en servir pour certains apprentissages et à nous, parents, de leur en montrer les limites et les risques. Le cerveau de nos enfants est-il similaire au nôtre suite à l’usage des écrans ou bien évolue-t-il différemment ? 

Michel Serres et sa petite Poucette 

En 2012, le philosophe Michel Serres s’interrogeait sur les modifications sociétales liées à l’utilisation des téléphones portables. Il évoquait avec ironie et étonnement tous ces jeunes pour qui le pouce était comme un stylo, se promenant habilement sur les écrans. C’était il y a dix ans ! 

 

Le philosophe mettait en évidence les “digital natives”soit les nouvelles générations, nées sous l’empire du numérique en expliquant que le rapport au monde de ces jeunes avait changé du fait de la rapidité de connexion. Malgré la tendresse qu’il leur portait, il expliquait qu’il fallait réagir et réinventer le monde à la lumière de ces changements. Il insistait entre autre sur les changements anthropologiques liés à cette utilisation des écrans :

 

  • modification des capacités de la mémoire ;
  • modification au niveau de l’organisation des savoirs. 

 

Sa vision, plutôt optimiste, montrait la nécessité d’une adaptation à ces nouveaux usages pour que :

  • la rupture générationnelle ne soit pas violente ;
  • la transition se fasse en douceur et avec intelligence. 

 

Depuis la publication de cet essai, les écrans se sont davantage infiltrés dans les maisons, les transports en commun, la rue : tous les espaces sont envahis. 

 

Les changements cognitifs évoqués par Michel Serres sont-ils bien réels et sont-ils un danger pour nos enfants ? 

Les modifications cérébrales : un leitmotiv depuis la préhistoire 

Oui, c’est un fait : le cerveau de nos petits ne sera pas constitué de la même manière que le nôtre. Il évolue et s’adapte en fonction des stimulis sensoriels, et ce depuis la préhistoire. 

 

Devons-nous rester optimistes ou nous alarmer ? 

 

Pour le moment, il n’y a pas de consensus permettant de dire de manière certaine que l’utilisation des écrans à usage éducatif est dangereuse pour le cerveau. Néanmoins, une étude, publiée le 4 novembre 2019 dans une revue américaine, met en évidence plusieurs idées : 

  • le contenu visionné est essentiel ;
  • l’accompagnement des parents modifie le rapport des enfants aux écrans ;
  • le temps passé sur un smartphone ou une tablette doit être très limité et adapté en fonction des âges. En effet, le cortex cérébral diminue plus tôt que la normale si les plus jeunes passent beaucoup de temps devant des écrans. 

 

La modération est donc de mise pour bénéficier des avantages de certains programmes éducatifs ou ludiques sans affecter les capacités cognitives de nos petits. Le respect des préconisations des pédiatres est essentiel. 

Elena Pasquinelli : comprendre les écrans et savoir qui ils sont 

Les tablettes, smartphones ou ordinateurs ne peuvent plus être évités au XXIème siècle : ils font partie intégrante du quotidien. 

Chercheuse en science cognitive, Elena Pasquinelli est spécialiste des apprentissages et a publié le livre Comment utiliser les écrans en famille. 

Elle nous explique qu’ils sont intéressants du point de vue pédagogique mais qu’ils ne remplaceront jamais un enseignant. 

Vous vous demandez vous aussi s’ils sont bénéfiques ou néfastes ?

Elena Pasquinelli donne un élément de réponse : elle les compare à des gâteaux à la fin des repas. Ils sont en réalité une gourmandise à laquelle on a du mal à résister ! Ils ne doivent donc pas remplacer d’autres activités mais ils peuvent être utilisés, surtout si des règles sont définies auparavant. 

Des études sont encore en cours pour déterminer les impacts réels des usages du numérique sur le cerveau. 

Notre point de vue 

 

Chez app-enfant, nous pensons que les programmes éducatifs permettent à chacun de s’enrichir de connaissances nouvelles. Beaucoup d’applis permettent aux enfants d’assouvir leur curiosité et d’apprendre de manière ludique. Mais, évidemment, l’usage de tous ces outils doit être modéré et ne jamais prendre la place de stimulations sensorielles liées à l’environnement. 

 

Les jeux vidéo rendent violent / Controverse n°2

“Il passe trop de temps devant les jeux vidéo, voilà pourquoi il est si violent dans la cour de récréation !” 

 

“Je crois qu’il passe ses journées à jouer aux jeux vidéos : comment ses parents peuvent-ils laisser faire ça ?”

 

“Regarde Paul : il fait une sacrée crise. Moi, je te dis que c’est parce qu’il vit dans un monde virtuel.” …

 

Toutes ces phrases ressemblent à celles entendues régulièrement devant le portail de l’école, à l’heure dite “des papas et des mamans” ! La brutalité de certains enfants fait beaucoup parler, parfois médire. 

Peut-on réellement avancer de manière systématique que les jeux vidéo rendent violent ? 

A quel âge mon enfant peut-il commencer à jouer aux jeux vidéo ?

Comme nous aimons le rappeler chez App-enfant, la supervision et l’accompagnement des parents restent essentiels. Jouer aux jeux vidéos ne peut pas être une activité adaptée pour un tout petit et ne doit pas être une occupation durant longtemps. Tout n’est, encore une fois, qu’une question de modération et de gestion des contenus.  

Voici deux éléments essentiels à respecter. 

 

  1. La classification PEGI : elle est utilisée dans 38 pays Européens et se base sur le contenu des jeux. Elle évalue la tranche d’âge autorisée en fontion de considérations basées sur des critères de violence implicite ou montrée, de pornographie, de discrimination, de peur… Tout est étudié : les images mais aussi les sons et les effets. 
  2. Suivre les recommandations indiquant qu’il faut toujours accompagner les enfants jouant aux jeux vidéo avant 12 ans et par la suite, toujours respecter les logos de signalétique PEGI.

La pro de la psychologie du jeu vidéo : Vanessa Lalo

Répondre à la question “y a-t-il un lien entre un comportement agressif et les jeux vidéo” est complexe ! Voilà pourquoi nous vous présentons les réflexions d’une professionnelle des ados et de leur rapport au numérique : Vanessa Lalo

Psychologue clinicienne, elle est spécialisée dans les impacts des écrans sur les jeunes utilisateurs. 

L’un de ses articles nous a interpellés : son titre choc “Le jeu vidéo, un coupable idéal” fait réagir. Qu’en est-il vraiment ? 

Vanessa Lalo explique qu’aujourd’hui, le”grand méchant” est trop facilement l’Autre. Or, les facteurs liés à la violence ne doivent pas se résumer à une seule source. Il s’agit de modérer ses propos et de prendre en considération tout l’environnement de l’enfant, sans faire de simplifications pratiques mais basées sur une analyse trop courte parce que la vérité nous échappe. 

 

Ainsi, la vision de la psychologue prouve que l’éducation aux images est primordiale : elle permet de montrer la distinction entre monde virtuel et monde réel. Le regard ainsi que l’accompagnement des parents font la différence. 

Nicolas Poirel, un homme tordant le cou aux fausses croyances 

Les jeux vidéo rendent-ils les enfants agressifs ? Ce n’est pas prouvé comme l’annonce Nicolas Poirel, auteur de “Vos enfants devant les écrans : ne paniquez pas ! et professeur en psychologie. En effet, il n’existe aucune preuve scientifique de cette violence supposée  inhérente aux écrans !

La remise en question, tout comme le fait Vanessa Lalo, porte sur la relation de cause à effet. Ce ne seraient pas forcément les jeux violents qui entraîneraient la violence chez l’enfant mais certainement un ensemble d’autres éléments à prendre en considération.

Notre point de vue 

Nous comprenons les données scientifiques ne trouvant pas de lien de cause à effet entre les jeux violents et l’agressivité des jeunes. Pour autant, l’accès à certains jeux très prisés par les ados doit être très surveillé et surtout, respecter les logos PEGI. En effet, certaines images peuvent être choquantes, voire traumatisantes, même si l’enfant comprend la différence entre monde virtuel et monde réel. 

Continuons à protéger nos jeunes en adaptant les autorisations d’accès à certains contenus : l’âge de chacun ainsi que le niveau de maturité prévalent sur la mode des cours de récréation.  

Les écrans entraînent des troubles des apprentissages / controverse n°3

Voilà une idée reçue bien ancrée. Encore une fois, il faut modérer ce point de vue : les troubles des apprentissages apparaissent souvent lorsque l’entourage de l’enfant ne communique pas avec lui sur ce qu’il voit et entend. 

Aussi, ne diabolisons pas l’usage des tablettes ou des smartphones : il s’agit surtout de les utiliser en bonne intelligence et d’en faire des outils servant le développement intellectuel de chaque enfant. Les applications éducatives sont bien souvent un support très pertinent pour acquérir ou ancrer des connaissances ou pour accroître ses compétences. 

Ainsi, en accompagnant les plus jeunes dans leur usage des écrans, il est possible de travailler sur :

 

  • le lexique ;
  • la culture générale ;
  • l’imagination ;
  • les compétences langagières ;
  • les compétences scientifiques… 

 

D’ailleurs, un grand nombre d’orthophonistes ou de professionnels de l’enfance utilisent ces outils dans le cadre de leurs consultations. 

On ne le rappellera jamais assez : bien utilisés, les écrans ne sont pas nocifs. Ils peuvent même devenir des alliés. Adopter la bonne posture et accompagner restent les deux actes clef pour utiliser tablettes, ordinateurs et smartphones sans que la guerre ne soit déclarée à la maison ! Disons stop aux idées reçues : les écrans peuvent devenir nos amis !

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La boîte à limites : éduquer les enfants aux écrans

26 avril 2022 à 10:34

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C’est désormais un fait établi : l’abus d’écrans peut nuire au développement de l’enfant. Et nombreux sont les pédiatres qui tirent la sonnette d’alarme. Nos kids grandissent dans un monde numérique, dans lequel les écrans sont une formidable opportunité d’apprentissage et de découverte, à la condition que leur pratique soit bien encadrée.  App-Enfant vous partage l’une de ses trouvailles pour mieux gérer le temps d’écrans. Voici la boîte à limites, l’alliée des parents et des enfants pour une utilisation responsable des écrans

 

La boîte à limites et ses petits trésors

 

Voilà un défi de taille pour les parents : mettre des limites aux enfants concernant les écrans. “Encore une minute maman!” “Un dernier épisode s’il te plaîiiiiit….” Nos petits anges savent parfaitement tester nos limites et grande est la tentation de leur accorder un peu plus d’écrans, en l’échange d’un moment de calme. 

 

Vous n’avez pas établi de règles claires concernant le temps d’écran ? Fins négociateurs, vos enfants parviennent trop souvent à obtenir davantage de temps sur la tablette ou devant la TV ? Vous avez besoin de la boîte à limites, un outil de communication parents-enfants, pour limiter le temps d’écrans

 

Le principe de la boîte à limites

 

La boîte à limites est un jeu éducatif. L’enfant apprend à adopter une attitude responsable face aux écrans. Elle s’adresse aux enfants de 3 à 10 ans, scolarisés en maternelle ou en primaire. Sa vocation : limiter le temps d’écrans

Elle permet de replacer de l’autorité dans la gestion des écrans. Et ne nous y trompons pas : l’autorité provient du latin “augere” signifiant “augmenter” et donc “faire grandir”. Telle est donc le but de la boîte à limites : instaurer une autorité face aux écrans, pour faire grandir les enfants, dans le monde connecté qui est le nôtre. 

 

Les outils de la boîte à limites

 

Cette petite boîte aux couleurs douces et aux graphismes ludiques, inspirés de l’univers des super-héros, renferme tout plein de petits trésors :

  • une règle magnétique des jours de la semaine ;
  • des magnets “Bon pour x minutes” d’écrans ;
  • des magnets “Bon pour un dessin animé”, “Bon pour une partie de jeu” (adaptés aux plus petits n’ayant pas encore vraiment la notion du temps) ;
  • un magnet “STOP écrans”;
  • un magnet de récompense “Bon pour une activité”;
  • un marqueur ;
  • un badge de super héros ;
  • 1 minuteur très amusant pour les enfants et leur indiquant la fin du temps d’écrans ;
  • 1 feutre effaçable ;
  • 1 petit livret de conseils.

Si on le souhaite, on peut également se procurer un tableau magnétique sur le site de la boîte à limites. Mais le frigo de la cuisine peut tout aussi bien faire l’affaire. 

 

Comment ça marche ? 

Pour utiliser la boîte à limites, rien de plus simple. Avant toute chose, les parents définissent leur objectif : réduire le temps de TV, limiter l’accès aux jeux vidéos, etc… Ils déterminent les jours d’écrans et affinent la durée précise. 

C’est parti : les enfants entrent en piste ! 

 

  • Sur la règle magnétique de la semaine, vous trouvez ensemble les jours d’écrans ;
  • Sous les jours choisis, l’enfant place ses magnets “Bon pour x minutes” et indique la durée au marqueur ;
  • Le temps d’écran arrive : l’enfant récupère le magnet “Bon pour x minutes” et déclenche le chronomètre.
  • À la sonnerie : stop c’est fini. L’enfant éteint son écran.

C’est carré et précis. L’enfant est impliqué et le minuteur est intraitable ! 

 

En cas de coup dur, le magnet “STOP écrans” permet de garder le contrôle. Il peut être utile si l’on sent un enfant trop énervé devant un jeu vidéo par exemple.

 

Inversement, le magnet “Bon pour une activité” permet de féliciter l’enfant pour son bon respect du temps d’écran, de l’encourager et de l’orienter vers une autre activité, pas virtuelle cette fois-ci. À la fin de la semaine, l’enfant se voit remettre son badge de super héros. 

 

Un outil pour les parents et les enfants

 

La boîte à limites permet d’instaurer ainsi une relation de confiance entre les parents et les enfants. L’implication de nos petites têtes blondes favorise une communication parents-enfants efficace. Car cet outil pédagogique est pensé à la fois pour les adultes et pour les petits. 

 

Un outil ludique pour les enfants

 

Voilà donc un outil très utile pour sensibiliser les enfants au temps d’écrans. Ils deviennent acteurs et sont responsabilisés. Les enfants ont besoin de limites, qui les aident à grandir et à se structurer. Voilà ce que permet la boîte à limites : elle les guide dans ce monde numérique, afin qu’ils prennent leur place.

 

Et la communication est essentielle dans ce jeu éducatif. Aux parents d’expliquer les dangers de la surexposition aux écrans (manque d’attention, mauvais sommeil, agressivité, problème de vue, …) et les risques d’addiction. Il n’est pas question d’interdire, mais plutôt d’éduquer. C’est toute la force de cette petite boîte ! 

 

C’est donc finalement une méthode éducative qu’à mise au point Natacha Didier, la fondatrice de la boîte à limites. Et pour en savoir encore plus, vous pouvez vous procurer son livre “J’aide mon enfant à se détacher des écrans avec 50 jeux et astuces”. 

Un guide pour les parents

 

Nous, parents, connaissons bien les dangers des écrans, qui sont devenus une vraie question de santé. Problèmes psychologiques, difficultés scolaires, les méfaits d’une surexposition aux écrans sont nombreux. Le site de l’Arcom (Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) conseille d’adopter un usage éducatif des écrans, en limitant le temps passé devant les tablettes, TV, portables et ordinateurs. 

 

Il est donc primordial d’ancrer nos enfants dans le monde numérique, tout en restant vigilant au temps d’écrans et en en gardant une utilisation raisonnée. La boîte à limites permet ainsi aux parents de définir des règles claires concernant le temps d’écrans et de s’y tenir. Et il n’est pas toujours chose aisée de trouver le “juste temps” d’écrans, qui dépend de différents facteurs tels que l’âge, le caractère, les activités et le type d’écran. À vous donc de tous les prendre en compte, pour définir le temps d’écrans adapté à votre enfant. 

 

Et pour garder le cap en matière d’éducation numérique, la boîte à limites contient un petit livret de conseils pour les parents. Vous y trouverez un rappel sur la règle des 4 Pas et sur la règle des 3-6-9-12, précisant l’importance de l’âge dans la durée d’exposition aux écrans. 

 

Mémo : la règle des 4 pas :

  • pas d’écrans le matin ;
  • pas d’écrans durant les repas ;
  • pas d’écrans avant de s’endormir ;
  • pas d’écrans dans la chambre de l’enfant. 

 

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour maintenir le cap de votre éducation numérique. Avec la boîte à limites, les enfants sont responsabilisés et éduqués face aux écrans. Cet outil va plus loin qu’un simple contrôle parental : Il n’interdit pas, mais éduque. Cette petite boîte, fabriquée en France, fait décidément des merveilles ! 

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