Vue normale

Reçu avant avant-hier App-enfant

Nouvelles recommandations sur l’exposition aux écrans : que faut-il en penser ?

8 mai 2024 à 18:33

Gestion des temps d’écran : faites ce que je dis, pas ce que je fais

Il n’y a rien qui nous agace plus que les débats manichéens autour des écrans. 

Pour ou contre. 

Interdire.

Contrôler. 

Les intentions du gouvernement de vouloir éradiquer les fléaux liés aux écrans – de l’impact sur le développement au cyber harcèlement – est plus que louable. Le problème est réel.

Mais le problème est que la reprise des médias tend à mettre en avant les interdictions alors que l’essence même des recommandations est orientée vers l’éducation des parents.

Cependant,  quand on s’attaque à un vrai problème, il faut aussi réfléchir à des solutions qui peuvent s’appliquer. 

Forcément, si on nous interdit quelque chose, notre esprit humain est tenté de se rebeller, de refuser cet affront. L’éducation est de l’ordre de l’intime et le libre-arbitre prévaut (excluant les violences bien entendu). C’est d’autant plus vrai qu’interdire quelque chose qui est à disposition est complètement absurde.

Imaginez que demain on interdise les boissons à base de Cola pour les enfants. Cependant elles restent vendues à tout un chacun. Comment s’assurer qu’au sein des foyers, personne n’en consomme ? C’est impossible. 

Vous me direz, les cigarettes et l’alcool sont à disposition aussi et on peut penser qu’on n’a pas à s’inquiéter qu’un parent fasse tirer une taffe à son enfant. Rappelez vous qu’il y encore 30 ans, on fumait librement à côté des bébés ou dans les voitures avec les fenêtres fermées et des enfants en bas-âge embarqués. Des années plus tard, on a éradiqué le fléau de la consommation passive grâce à une combinaison de 2 éléments:

  • L’éducation
  • Le cadre légal

C’est donc important de comprendre qu’il faut un minimum de cadre légal pour pouvoir aboutir à une action massive et collective mais que l’éducation est essentielle pour comprendre le sens de ces interdictions et se les approprier.

Revenons à nos écrans pour bien comprendre les recommandations qui ont été faites au gouvernement

Pour rappel, cette commission d’experts nommée par Emmanuel Macron a rendu fin Avril un rapport intitulé  « À la recherche du temps perdu » sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans.

La première partie du rapport s’applique à comprendre quels sont les impacts réels des écrans sur nos enfants.

comment_les_enfants_nous arnaquent

Ce que dit le rapport sur l’impact des écrans sur nos enfants

La première partie du rapport s’applique à résumer les risques liés à l’exposition aux écrans dès l’enfance.

Les risques pour la santé physique

L’usage excessif d’écran présente un risque pour la santé physique

Les recherches montrent que l’usage excessif des écrans peut entraîner des déficits de sommeil, une sédentarité accrue, et par conséquent, une augmentation du risque d’obésité chez les enfants et adolescents. Ces problèmes sont particulièrement préoccupants dès le plus jeune âge, mais s’accentuent à mesure que les enfants grandissent et passent plus de temps sur les écrans, en particulier les adolescents.

Les risques d’impact sur la vision existe aussi

L’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans peut contribuer au développement de la myopie chez les enfants, un risque qui augmente avec le nombre d’heures passées devant un écran, en particulier chez les enfants de moins de 12 ans.

Les risques liés au développement cognitif

Les risques cognitifs sur les jeunes enfants sont réels

Les écrans peuvent nuire au développement cognitif et émotionnel des jeunes enfants. Une vigilance est recommandée pour les enfants les plus jeunes, idéalement jusqu’à l’âge de 4 ans, car la « technoférence », c’est-à-dire l’interférence de la technologie dans les interactions quotidiennes, peut altérer la qualité et la quantité des interactions parent-enfant nécessaires pour un développement socio-émotionnel et linguistique sain.

C’est donc le temps d’écran qui est en cause ici

Les réseaux sociaux sont un facteur aggravant pour la santé mentale:

Les réseaux sociaux peuvent aggraver des conditions préexistantes telles que la dépression et l’anxiété chez les adolescents. Ces plateformes, par leurs mécanismes de feedback et de comparaison sociale, peuvent être particulièrement impactantes pour les adolescents, en exacerbant les sentiments d’insuffisance et de solitude.

L’exposition à des contenus et sites web inappropriés

Ces risques liés aux contenus non régulés. Les enfants et adolescents ayant un accès facile et non supervisé aux écrans peuvent être exposés à des contenus inappropriés, tels que la violence extrême et la pornographie. Ces expositions peuvent être traumatisantes et ont des implications à long terme sur leur santé mentale et leur développement psychologique, particulièrement pour les préadolescents et adolescents. 

Les impacts sociétaux avec l’influence des stéréotypes

Les écrans peuvent renforcer les stéréotypes de genre et sociaux par les médias et jeux vidéo. Ces influences peuvent façonner la perception que les jeunes ont de la société et d’eux-mêmes, en particulier chez les enfants en âge scolaire (6-12 ans) qui commencent à former leur identité sociale.

Les stratégies pour l’avenir entre régulation et accompagnement

La nécessité d’élaborer des stratégies pour réguler l’utilisation des écrans, améliorer la qualité des contenus accessibles aux mineurs, et renforcer l’accompagnement parental et éducatif dans l’utilisation des technologies numériques. Ces mesures sont essentielles pour toutes les tranches d’âge mais doivent être adaptées spécifiquement pour les adolescents qui sont les plus susceptibles d’utiliser les écrans de manière autonome.

addiction_ecrans

 

Les changements recommandés dans le nouveau rapport de la commission d’experts 2024

Suite à cette analyse, le rapport recommande un série de renforcements de la régulation et de changements qui sont résumés ci-dessous mettant en évidence la différence avec ce qui était précédemment en place.

 

Pour les enfants de moins de 3 ans : l’absence d’écran à privilégier

  • Avant : pas d’écrans recommandés pour éviter les retards de développement et privilégier les interactions humaines.
  • Recommandation du rapport 2024 : l’accent est également mis sur l’absence d’écrans, mais avec une recommandation d’un usage très modéré et accompagné si utilisé, orienté principalement vers des interactions récréatives et éducatives.

 

Pour les enfants de 3 à 8 ans : plus de rigueur sur les temps d’écran et les moments d’usages

  • Avant : limitation à des sessions courtes et régulées, principalement pour des contenus éducatifs et éviter les périodes près du coucher.
  • Recommandation du rapport 2024 : insistance sur une utilisation ritualisée et limitée, avec une planification qui apprend à l’enfant à attendre et à gérer son temps d’écran, également à distance du coucher.

 

 Pour les enfants de 8 à 12 ans : attention au téléphones portables

  • Avant : accompagnement dans la découverte des écrans avec un dialogue ouvert sur leur utilisation et les contenus appropriés.
  • Recommandation du rapport 2024: un dialogue positif continu sur l’utilisation des écrans, avec surveillance des signes de troubles du sommeil ou de l’isolement social.

 

Pour les adolescents (12 ans et plus) : gérer les réseaux sociaux et le cyber-harcèlement

  • Avant:  encouragement à une utilisation responsable avec supervision parentale, surtout concernant l’accès aux réseaux sociaux.
  • Recommandation du rapport 2024: Des restrictions plus strictes avec l’introduction de téléphones sans accès Internet jusqu’à 11 ans et pas de réseaux sociaux jusqu’à 15 ans, pour protéger les jeunes des impacts négatifs de l’exposition précoce.

 

L’approche générale : être plus stricte et plus structuré

  • Avant: une approche plus flexible qui met l’accent sur l’éducation et le contrôle parental.
  • Recommandation du rapport 2024: recommandations plus strictes et structurées avec des jalons d’âge précis pour l’introduction de différentes fonctionnalités technologiques.

 

L’avis app-enfant sur ces recommandations de gestion des écrans

Ce que ce rapport met en avant n’est pas nouveau et la sonnette d’alarme tirée par les experts est justifiée. Cependant cela manque d’outils concrets pour une mise en place efficace :

Les temps d’écran limités et accompagnés chez les tout-petits

Pour les petits ce qu’il faut éradiquer, c’est le tout-écran. Là encore c’est l’éducation qui doit prévaloir : il faut massivement éduquer au fait que ce n’est pas l’écran en soi qui est le souci principal mais le fait qu’il remplace des activités essentielles au développement de l’enfant. Il faut laisser l’enfant manipuler en 3D, se dépenser, échanger avec des vrais êtres humains. L’objectif ici est de ne plus se retrouver avec des enfants qui restent devant un écran trop de temps.

Est-ce réaliste de penser que les efforts d’éducation seront payants ? C’est tout à fait possible. Pour faire le parallèle, en Inde on a réussi à éradiquer les décès des enfants liés à la déshydratation suite à une diarrhée grâce à des campagnes massives de communication. Le problème était simple : la plupart des parents constatants que les enfants faisaient de selles liquides ne donnaient pas d’eau à boire à leurs enfants. La logique étant qu’on ne remet de l’eau dans un seau troué…. Il a donc fallu éduquer les populations et mettre à disposition des solutions de réhydratation. Aujourd’hui ces décès sont rares.

interdiction_ecran_moins_de_3_ans

 

Instaurer plus de rigueur pour les 3 – 8 ans

Dans le cas des enfants plus grands, la rigueur s’impose : cadrer les temps d’écran et choisir les types de contenus (applis, sites web, appareils, etc.). On évite donc les usages à des moments précis : au réveil, au moment de se coucher et au moment des repas. On ritualise. On privilégie les grands écrans et les apps éducatives. En revanche, il est important qu’il puisse y avoir des indications plus claires sur les types de contenus (par exemple différents labels concernant le contenu éducatif, les âges, le temps moyen à passer sur le jeu, etc.). Cela permettra un choix plus éduqué et du temps passé devant les écrans qui soit plus qualitatif.

Retarder l’accès au smartphone et aux réseaux sociaux

Là encore, c’est un enjeu de taille. Permettre à un enfant de posséder un téléphone portable trop jeune c’est comme donner les clés d’une voiture à un jeune qui n’a pas le permis. La norme sociale ne justifie pas l’accès au téléphone ou aux réseaux sociaux : ce n’est pas parce que les copains ont un téléphone qu’il faut en offrir un à son enfant. Ce n’est pas parce que les copains sont sur Tik Tok, qu’il faut leur.

C’est un leurre de penser qu’il sera isolé s’il n’en a pas. Finalement un enfant qui a un smarphone va passer plus de temps sur son écran mais cela va aussi créer plus d’anxiété envers les parents qui auront tendance à être plus vigilants (par exemple de la géo-localisation ou des contrôles parentaux).

Autoriser son enfant à ne pas avoir de téléphone portable, c’est un peu comme lui montrer qu’on a beaucoup plus confiance en lui !

Il est possible que cet argument ne fasse pas mouche auprès de votre préado qui attend son iphone mais dans les faits, c’est réel !

 

Aider les jeunes à créer un climat de confiance en anticipant au maximum

En réalité, ce qui compte avec les plus grands, c’est le dialogue.

Prévenir, plutôt que guérir.

Accompagner plutôt qu’interdire.

Dans les faits, il s’agit de les prévenir qu’ils peuvent se retrouver exposés à des contenus inappropriés et leur donner la possibilité d’en parler, en les déculpabilisant. Leur expliquer les risques d’addictions et les impacts pour leur santé. Leur indiquer combien de temps ils peuvent rester ou donner des règles indicatives.

Il s’agit ici de leur donner des repères car trop souvent on pense que le contrôle parental sera suffisant pour s’auto-réguler mais les enfants ont rarement suffisamment de recul pour arriver à faire ce travail seul. Il faut aussi leur laisser faire des erreurs, contrôler de temps en temps mais avant tout créer un climat de confiance autour de cet usage.

Zéro tolérance sur le cyber harcèlement

Dernier point essentiel : il est important ne laisser aucune place au cyber harcèlement. Cela commence par un cadre légal fort et contraignant. Il n’est possible de laisser cette haine se propager sans répercussion. C’est là que des efforts doivent être collectifs : autorités, école, parents, professeurs,… Tout le monde doit s’aligner pour ne laisser rien passer sur ce sujet.

 

Nous espérons que cet article aura pu vous aider à éclairer la compréhension de ce rapport. N’hésitez pas à donner votre point de vue en commentaire.

 

Cet article Nouvelles recommandations sur l’exposition aux écrans : que faut-il en penser ? est apparu en premier sur App-enfant.

Enfants et temps d’écran : nos conseils pour ne pas rester collés aux écrans

24 août 2024 à 14:50

Quand il s’agit de numérique, on a tendance à faire pas mal de raccourcis. On pense que la vie c’est avec ou sans les écrans. Il faut voter pour ou contre. Or, on peut utiliser la technologie sans nécessairement rester collés derrière un écran : le numérique ne se limite pas à une activité passive et les éditeurs de contenus l’ont bien compris en fournissant aujourd’hui des applications plus interactives qui incitent à s’activer dans le monde réel. On a donc réuni une petite sélection d’idées d’applications pour se sevrer des écrans sans boycotter la technologie.

temps d'écran sans écran

 

Avant 6 ans, le numérique sans aucun écran

S’il y a bien une contradiction dans l’éducation du 21ème siècle, c’est la gestion des écrans. On a envie d’imposer des limites concernant les écrans, on a aussi très peur de faire de nos enfants des arriérés, hermétiques à la technologie. Il est hors de question pour nous d’être cette personne qui pense que c’était mieux avant et qui diabolise les nouvelles technologies mais en même temps on ne sait pas trop comment s’y prendre pour donner les bons outils à nos enfants.

Comprendre la logique du numérique avant de se mettre devant les écrans

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les outils numériques sont un moyen, pas une fin en soi. Il est donc possible de se passer des écrans quand on est petits. Ce qui compte, c’est que les enfants comprennent le raisonnement logique d’un algorithme par exemple et cela peut se faire sans aucun écran. C’est même recommandé : cela permettra aux enfants d’être bien moins passifs dans leur usage des écrans par la suite. On comprend aisément que cela peut être utile de comprendre les réseaux sociaux marchent avant de les utiliser. C’est un peu comme de connaître le code de la route avant de rouler.

La pédagogie de l’apprentissage du numérique sans écran est en plein essor et on ne peut que louer cette approche qui permet aux enfants de comprendre la logique numérique de manière active avant de rentrer dans les usages passifs. C’est essentiel pour garder la maitrise des usages des écrans et surtout acquérir les compétences nécessaires pour le futur. En effet le langage informatique évolue en permanence : comprendre les mécanismes de sa construction est donc bien plus utile.

 

apprendre le numerique sans écran

 

Colori est, par exemple, une méthode qui accompagne justement les enfants dans l’apprentissage du numérique dès 3 ans et sans écran.

L’apprentissage du numérique sans écran ne s’arrête d’ailleurs pas à l’âge de 6 ans et c’est d’ailleurs là le positionnement de Digitowl.school qui propose des box d’activités originales et passionnantes autour des sciences que les enfants peuvent faire en toute autonomie. N’oublions pas que le temps passé sur les écrans reste une vraie problématique s’il vient aux dépens de l’activités physique et de la vie sociale (les réseaux sociaux n’étant pas vraiment synonyme d’interactions sociales, on est bien d’accord !?),

Les applications qui encouragent à se bouger

Quand on parle de limiter le temps d’écran, on parle surtout de limiter le temps passif. On peut aisément imaginer qu’un enfant rivé sur un téléphone la tête penchée pendant plus de 30 minutes va finir par avoir des problèmes d’articulation. Le second problème reste que souvent le temps d’écran sur un smartphone ou autre remplace le temps d’activité physique. Cependant, on peut trouver des alternatives car il existe plusieurs applications qui vont permettre de faire des activités physiques.

se bouger grâce aux ecrans

Les applications qui poussent à faire des pauses

On aime les applications qui vont mêler le temps d’activité cérébrale et celui d’activités physique. Vous pouvez par exemple installer Coco, une application qui propose de nombreux jeux pour penser et bouger. Quoi qu’il arrive, toutes les 15 minutes, l’ application propose de faire une pause et suggère des activités physiques. C’est une réelle originalité pour limiter le temps d’écran. C’est une fonctionnalité originale qui permet de rassurer les parents.

Les applications qui accompagnent l’effort physique

On n’est pas toujours très motivés pour se bouger. Une autre alternative est de proposer des applications qui vont les motiver à se mettre en marche, que cela soit Lilli Cool app ou le petit yoga de l’appli Bayam ou des vidéos du Live Fun Family Workout de Lucile Woodward. C’est un vrai plus pour leur bien-être et pour apprendre à user les écrans autrement

Les applications qui nous ramènent à la vraie vie

La sélection des outils numériques pour découvrir la nature

Enfin, on notera qu’il existe aujourd’hui de nombreuses applications permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure, notamment la nature. Le temps d’une balade, on a le droit de sortir son téléphone mais seulement si c’est pour découvrir le nom d’une plante ou d’un animal avec Seek par i-naturalist , pour y trouver le nom d’un sommet avec Peak Finder ou celui d’une constellation avec Sky View. Ces trois applications sont vraiment bluffantes : il suffit de viser le ciel pour y voir se dessiner les sommets ou les constellations ou de prendre une photo avec Seek qui va retrouver le nom de l’animal ou du végétal en fonction de différents facteurs dont la zone géographique. C’est vraiment top et ça contribue au bien-être de toute la famille pendant les balades !

 

applications pour observer la nature

 

La sélection des applications sur les sujets d’actualité

La surabondance d’information à disposition contribue hautement à passer trop de temps sur les écrans. Pire encore cela nous enferme dans une bulle cognitive qui nous pousse à penser que le monde se limite à ce flux d’information que l’on reçoit : on cherche des réponses sur un sujet, les différents algorithmes et autres systèmes d’intelligence artificielle vont nous pousser d’autres contenus sur ce sujet. Résultat : on pense que le monde tourne autour de cette thématique. Sans parler de la tendance naturelle de l’humain a être attiré par les mauvaises nouvelles. Il va donc être essentiel d’apprendre à nos enfants à prendre du recul :

  • choisir et varier ses sources
  • ne pas consulter toujours les mêmes thématiques
  • essayer de ne suivre que des contenus qui sont font du bien

Dans cette catégorie, notre préférée, c’est WoW! News : une application qui non seulement ne donne que des bonnes nouvelles mais qui incite aussi à se mettre en action. L’application est très bien pensée pour encourager le dialogue entre les parents et les enfants. Bref, on adore !

Pour se décoller des écrans, il faut prendre conscience du temps qu’on y passe et de ce qu’on y fait

Trouver des alternatives aux applications traditionnelles est une bonne chose mais il est

Attention à l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux restent la partie la plus compliquée à contrôler. D’abord car ils sont addictifs et très chronophage : le temps d’écran est souvent principalement lié à l’usage des réseaux. Ensuite, parce qu’ils sont rentrés dans la norme en termes de relations sociales (si t’y es pas, c’est que t’as pas d’ami). Enfin, parce que les stratagèmes pour se créer un compte sont multiples (comme se créer une fausse adresse e-mail) et que si on les bannit, les enfants trouveront tôt ou tard un moyen de contourner la règle.

Souvent avec les réseaux, vous ne prenez pas conscience du temps que vous passez dessus. Le contrôle parental permet de mettre une limite concernant ce temps mais la prise de conscience doit être personnelle. Votre enfant doit réaliser que le temps passé à scroller sur différents contenus sur instagram ne va pas lui apporter grand chose et que cela représente parfois plusieurs heures consécutives de passivité. Nous encourageons les parents à faire des temps de pause où personne n’a accès à son téléphone.

Ensuite, il est important d’essayer au maximum d’avoir une vue sur les contenus et les comptes que suivent les enfants et de les encourager à prendre du recul. Beaucoup de jeunes filles ont une vision erronée de leur image parce que les contenus qui leurs sont proposés leur donne l’impression que le standard correspond à ce flux continue d’image.

Pour le bien être de tous pas de mot de passe

Ensuite, contrôler les contenus que votre enfant consulte ou poste peut sembler intrusif mais reste essentiel quand ils ont moins de 13 ans. Ce n’est pas comme un cadenas sur un journal intime car votre enfant ne contrôle pas le contenu qui lui est proposé. Les applications de contrôle parentale donnent une cadre mais il faut tout de même continuer à être vigilant et mettre particulièrement des limites sur l’usage des réseaux sociaux. Vous n’êtes pas obligés d’aller voir mais le fait de savoir que vous pouvez le faire est une sécurité pour vous et une barrière pour votre enfant.

Cet article Enfants et temps d’écran : nos conseils pour ne pas rester collés aux écrans est apparu en premier sur App-enfant.

❌